Orpaillage illégal : Ahoua Don Mello fait des révélations sur l’origine des financements
L’ancien ministre du Budget, Ahoua Don Mello, a publié une tribune politique sur l’orpaillage illégal. L’opposant dénonce fermement la structuration d’une mafia de l’or. Le dirigeant demande aux institutions publiques de changer de méthode répressive pour frapper les commanditaires. Cette sortie médiatique vise le démantèlement des canaux bancaires souterrains des réseaux criminels. Le plan cherche à sauvegarder le patrimoine minier national contre la contrebande. Quelques jours après, il a fait une nouvelle déclaration où il demande au gouvernement d’aller traquer les barons cachés à Dubaï, avec la même promptitude qui lui permet de mettre la main sur les opposants.
Côte d’Ivoire : Ahoua Don Mello commente le bilan répressif
L’ancien ministre analyse d’abord les rapports officiels des forces de l’ordre pour démontrer les limites des stratégies actuelles. Le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal a rasé plus de 8 500 sites sauvages depuis 2021. Les juges ont acté le transfert de 4 474 prévenus devant les chambres correctionnelles de la place. Les saisies physiques atteignent 136 kilogrammes de métal jaune et 960 millions de francs CFA en billets de banque.
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Face à ces données, Ahoua Don Mello rappelle que le Conseil national de sécurité constate pourtant la persistance du fléau. Selon son analyse, ce décalage prouve l’inefficacité des simples descentes de police sur le terrain. L’homme politique affirme que les coups de filet visent une majorité de clandestins exécutants dans les forêts. L’administration s’attaque aux effets visibles et laisse intacts les cerveaux de cette économie parallèle.
La mutation capitaliste de l’extraction minière illégale
L’ancien ministre insiste sur la transformation profonde de l’orpaillage en Côte d’Ivoire. Ahoua Don Mello martèle que l’activité a abandonné son caractère artisanal de subsistance pour devenir une industrie criminelle. Il pointe du doigt l’introduction massive d’engins de chantier lourds et de motopompes de forte puissance dans les brousses. Selon lui, cette modernisation technique suppose l’injection préalable de capitaux colossaux par des financiers professionnels.
L’homme d’État décrit une véritable chaîne de valeur illégale qui s’appuie sur des complicités administratives à plusieurs niveaux pour exporter le métal précieux. Ahoua Don Mello invite le gouvernement à traquer les acheteurs officiels installés dans les centres urbains. La destruction des campements villageois ne sert à rien si les comptoirs de blanchiment continuent de tourner à Abidjan.
L’alerte sur la destruction de l’économie rurale
Il déplace ensuite le débat sur le terrain de la souveraineté alimentaire. Ahoua Don Mello dénonce les ravages écologiques irréversibles causés par l’utilisation incontrôlée du mercure et du cyanure. Le dirigeant affirme que l’empoisonnement des nappes phréatiques condamne l’avenir des populations rurales. La pollution des sols détruit les terres arables et compromet les rendements des cultures de rente. L’homme politique s’appuie sur les récentes campagnes de sensibilisation menées à Séguéla et Bouaflé pour exiger la remise en état obligatoire des espaces dévastés par les pelleteuses.
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Côte d’Ivoire : le risque de la crise de l’emploi agricole
Ce développement incontrôlé de la criminalité minière met en relief les failles structurelles de l’encadrement de la jeunesse rurale. L’orpaillage sauvage capte une main-d’œuvre jeune en rupture de ban en lui offrant des gains immédiats supérieurs aux revenus agricoles traditionnels. Ce drainage des bras vers les sites clandestins assèche les plantations de cacao et accélère l’exode rural des communautés de base.
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La réussite du plan de riposte d’Abidjan dépend de la capacité de l’État à proposer des projets d’insertion agricole viables et rentables. Les autorités doivent impérativement responsabiliser les chefs coutumiers pour bloquer les complicités villageoises qui protègent les acheteurs clandestins. L’assainissement définitif de la filière minière passera par la traçabilité complète des circuits de financement et non par la simple destruction des campements de brousse.
26 Aout 2026 : L’opposant Ahoua Don Mello est revenu à la charge sur le sujet. Dans une déclaration publiée le mercredi 26 août, il a levé subtilement le voile sur l’origine des financements de l’orpaillage illégal. « Lorsque les opposants politiques sont traqués, poursuivis ou extradés depuis l’étranger, l’État ivoirien démontre une capacité et une détermination sans faille. Pourquoi cette même volonté et ces mêmes moyens juridiques et diplomatiques internationaux ne sont-ils pas déployés avec la même rigueur pour débusquer, appréhender et juger ces barons du crime financier, jusqu’à Dubaï ? », a écrit Don Mello.
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Pour Ahoua Don Mello, avec toutes les informations dont disposent les dirigeants sur la provenance des financements, l’inaction du gouvernement pourrait être considérée comme une « complicité passive inacceptable face au pillage des ressources nationales ».