Côte d’Ivoire : Djibril Ouattara appelle à une stratégie régionale pour l’intelligence artificielle
La Côte d’Ivoire aspire à intensifier la collaboration entre les pays africains dans le domaine de l’intelligence artificielle. Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a exprimé ce souhait le 6 juillet 2026 à Genève, en Suisse. Il s’est exprimé lors d’un panel qui a exploré les opportunités et les conséquences de l’intelligence artificielle dans divers secteurs, tels que l’économie, l’éducation, la culture et la technologie.
Côte d’Ivoire : construire un écosystème africain pour l’IA
Cet événement a eu lieu dans le cadre de la première édition du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle. Le ministre représentait le président de la République, Alassane Ouattara. Confronté aux défis que pose le développement de l’intelligence artificielle, Djibril Ouattara est convaincu que les nations africaines doivent unir leurs forces. Il a exhorté les États de l’Afrique de l’Ouest à collaborer pour établir des infrastructures communes et créer des solutions adaptées aux réalités locales. « La Côte d’Ivoire appelle avec insistance les pays de la sous-région et au-delà à se regrouper pour développer des infrastructures partagées, mettre en œuvre des cas d’usage pertinents, réguler par une législation supranationale et fonder une École régionale africaine de l’IA », a-t-il déclaré.
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Une vision collective pour faire progresser l’IA en Afrique
Selon le ministre ivoirien, le développement de l’intelligence artificielle requiert des investissements significatifs. Il souligne également l’importance d’une coordination entre les pays qui partagent des contextes linguistiques, culturels et sociaux similaires. Il pense que plusieurs cadres de coopération déjà en place peuvent servir de fondation pour cette initiative. Il a mentionné l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
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« La Côte d’Ivoire et d’autres pays ont toujours été très engagés dans des initiatives communautaires solidaires de développement, comme l’OHADA pour les affaires, le CAMES pour l’éducation et l’UEMOA pour l’intégration économique et monétaire », a-t-il rappelé. À ses yeux, ces organisations disposent déjà de mécanismes de coopération susceptibles d’aider à l’établissement d’un écosystème régional consacré à l’intelligence artificielle.
Former les talents et uniformiser les réglementations
En plus des infrastructures, la Côte d’Ivoire insiste sur l’importance de la formation. Djibril Ouattara considère que les pays africains doivent investir dans le développement des compétences afin de préparer les jeunes aux métiers liés à l’intelligence artificielle. Il a également souligné la nécessité d’harmoniser les réglementations pour mieux encadrer l’utilisation de ces technologies. Cette approche vise à encourager un développement plus cohérent de l’intelligence artificielle au niveau régional. « En s’appuyant sur nos valeurs partagées, nous pourrons valoriser nos efforts et nos richesses sociales, économiques, culturelles, éthiques et linguistiques pour que l’intelligence artificielle profite réellement et immédiatement à nos populations dans des domaines comme la santé, l’éducation et la sécurité alimentaire », a-t-il affirmé.
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Par cette déclaration, la Côte d’Ivoire manifeste son intention de s’engager activement dans les discussions internationales sur l’intelligence artificielle, tout en promouvant une approche africaine axée sur la coopération, la formation et le développement de solutions adaptées aux besoins du continent.