Côte d’Ivoire – Guinée-Bissau : une coopération Sud-Sud pour l’émergence de l’anacarde
En quête de solutions pour l’évolution du secteur de l’anacarde, la Guinée-Bissau s’est tournée vers la Côte d’Ivoire. Ainsi, Jaimentino Có, ministre du Commerce et de l’Industrie de la Guinée-Bissau, a rencontré son homologue ivoirien, Ibrahim Kalil Konaté.
Côte d’Ivoire-Guinée-Bissau : une commission mise en place pour passer à l’action
Cette rencontre entre le ministre ivoirien et son homologue bissau-guinéen s’est accentuée sur le secteur de la noix de cajou, secteur dans lequel la Côte d’Ivoire s’impose comme leader incontesté à l’échelle mondiale. Ibrahim Kalil Konaté a exposé les principales stratégies qui sous-tendent la performance et la compétitivité de la filière anacarde en Côte d’Ivoire pour renforcer sa performance et sa compétitivité.
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Il a également affirmé que la Côte d’Ivoire était disposée à partager son savoir-faire avec la Guinée-Bissau afin de l’aider à développer sa propre chaîne de valeur dans le domaine du cajou. Jaimentino Có a exprimé clairement l’objectif de la Guinée-Bissau, qui est d’accroître la transformation de sa production sur son propre territoire, plutôt que de poursuivre l’exportation de la noix brute.
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Les succès de la Côte d’Ivoire incitent la Guinée-Bissau à accélérer sa propre industrialisation. Pour une réelle coopération, les deux homologues ont convenu de la mise en place d’une commission technique chargée de définir les modalités de cette coopération. La dite commission préparera également le terrain pour l’établissement d’une commission mixte entre les deux nations, formant ainsi un cadre plus structuré pour ce partenariat économique émergent.
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Un modèle qui attire l’attention en Afrique de l’Ouest
Cette collaboration s’inscrit dans une tendance plus large. Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest producteurs de cajou, il y a une volonté de sortir du modèle traditionnel consistant à exporter la noix brute vers l’étranger, souvent en Asie, pour y être transformée avant de revenir sur les marchés internationaux. Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire a choisi une approche différente, en investissant dans des unités de transformation, en formant des acteurs locaux et en développant une filière qui permet de conserver une plus grande valeur ajoutée sur le sol ivoirien.
C’est cette voie que la Guinée-Bissau souhaite désormais suivre. La question n’est plus de savoir si un tel changement est réalisable, car Abidjan en a fait la démonstration. Il s’agit désormais de déterminer à quelle vitesse la Guinée-Bissau pourra le mettre en œuvre avec le soutien de son voisin.
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