Côte d’Ivoire : l’orpaillage clandestin au centre des préoccupations à Séguéla
En Côte d’Ivoire, l’exploitation illégale de l’or constitue une préoccupation importante pour les dirigeants. Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly, a donné le coup d’envoi le 25 juin 2026 à Séguéla d’une nouvelle phase de la campagne nationale de sensibilisation contre ce fléau. Cette étape vise spécifiquement les régions du Worodougou, du Béré et du Bafing, qui font partie du district du Woroba.
Côte d’Ivoire : l’orpaillage illégal met en péril les habitants du Woroba
La sélection de Séguela pour cette initiative s’explique par la gravité du phénomène dans cette région. D’après les informations fournies par le ministère, le Worodougou abrite près de 60 % des sites d’exploitation illégale de l’ensemble du district. Devant un public composé de chefs traditionnels, de responsables élus, de jeunes, de femmes et d’acteurs communautaires, le ministre a exhorté les populations à se détourner des réseaux d’extraction illégale de l’or. Il a précisé que plus de 80 % des bénéfices issus de cette activité sont captés par des filières basées à l’étranger, laissant seulement environ 7 % aux communautés locales.
Les discussions ont également permis de rappeler les impacts négatifs de cette pratique. Les participants ont souligné la détérioration des terres agricoles, la contamination des rivières, l’insécurité, les conflits liés à la propriété foncière, ainsi que d’autres enjeux sociaux touchant les régions concernées.
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Le gouvernement s’engage en faveur de l’exploitation artisanale légale
Pour les responsables, la clé réside dans le développement de l’orpaillage légal. Mamadou Sangafowa Coulibaly a exhorté les citoyens à s’organiser pour exploiter leurs terres dans un cadre reconnu par l’État. « Organisez-vous pour gérer vous-mêmes vos terres. L’État est prêt à vous soutenir et à faciliter votre intégration dans un cadre légal qui protège vos intérêts, vous aide à récupérer les revenus qui vous échappent actuellement et offre à l’État des ressources supplémentaires pour investir dans vos communautés, a-t-il affirmé. Le ministre a également précisé que plus de 800 autorisations d’exploitation artisanale ont été accordées au cours des trois dernières années, un chiffre dépassant celui des dix années précédentes.
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Une relance de la filière diamant a été annoncée
La visite à Séguela a été marquée par l’annonce de la revitalisation de la filière diamant. Un partenariat est en cours avec le Botswana, le premier producteur de diamants en Afrique. Des experts botswanais ont déjà réalisé plusieurs missions d’évaluation pour analyser le potentiel des gisements dans la région.