Côte d’Ivoire : un plan de 42,529 milliards FCFA pour industrialiser le recyclage
L’État de Côte d’Ivoire bouscule ses méthodes pour traiter les ordures ménagères et les rebuts industriels. Les autorités activent une enveloppe globale d’un peu plus de 42,529 milliards de francs CFA. Ce financement va soutenir la transition industrielle sur la période 2026-2030. Les fonds collent aux priorités du programme national contre la pollution plastique. Au-delà de l’effort écologique, l’enjeu reste avant tout macroéconomique. Les autorités d’Abidjan veulent réorienter une activité aujourd’hui informelle pour asseoir une véritable filière industrielle durable. La création nette d’emplois sur le territoire national dicte cette feuille de route.
Côte d’Ivoire : le marché de la valorisation plastique pèse déjà 15 milliards FCFA
Le business du tri affiche une rentabilité financière avérée dans la lagune Ébrié. Les derniers relevés techniques chiffrent l’activité à 15 milliards de francs CFA de revenus annuels. Les réseaux de collecte font tourner les entreprises locales et font vivre environ 30.000 travailleurs. Pourtant, la matière première dort encore sur le terrain. Les usines de traitement n’absorbent aujourd’hui qu’une fraction située entre 5 et 10 % des rebuts disponibles.
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Le pays a importé 550.920 tonnes de polymères sur l’année 2025. C’est plus du double du volume enregistré dix ans plus tôt, qui plafonnait à 217.657 tonnes. Chaque habitant rejette en moyenne un ratio de 30 kg de plastique par an. Le volume global des rebuts locaux varie quant à lui entre 40.000 et 200.000 tonnes annuelles.
Les investisseurs disposent donc d’un stock de matière première abondant mais délaissé. Face à ce constat, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a acté la construction prochaine d’une unité de valorisation à Sikensi. Le site de l’Agnéby-Tiassa fonctionnera en parallèle avec un durcissement des règles commerciales sur les sachets. L’État compte également appliquer la responsabilité élargie des producteurs pour contraindre juridiquement les marques à financer le traitement de leurs propres emballages.
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Des objectifs d’économie circulaire stricts fixés pour l’horizon 2030
En Côte d’Ivoire, le gouvernement fixe des échéances très courtes aux entreprises privées d’ici la fin de la décennie. Les industriels devront impérativement réduire de moitié la commercialisation des sachets et des emballages jetables. En même temps, les chaînes de conditionnement devront augmenter de 50 % le recours aux alternatives réutilisables. Le succès de cette feuille de route dépendra uniquement du taux de recyclage national. Les services publics veulent le propulser de son niveau actuel de moins de 10 % pour atteindre le seuil des 30 % à l’horizon 2030. Grâce à cette réorganisation globale, le pays ambitionne de convertir une crise environnementale en un puissant moteur de croissance économique pour les PME locales.
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