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Crise alimentaire mondiale : la Centrafrique mise sur 15 millions d’hectares de terre arable !

Joël Bandiba
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Crise alimentaire mondiale : la Centrafrique mise sur 15 millions d’hectares de terre arable !
La Renaissance 30/01/2024

Le rêve des autorités centrafricaines, c’est celui d’atteindre une souveraineté alimentaire. Un pari difficile à relever depuis plusieurs années. En revanche, Bangui compte sur un partenariat « gagnant -gagnant » entre l’Italie et l’Afrique afin d’atteindre cet objectif. 

La politique agricole du pays, a été déclinée par le Président Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, lors du sommet Italie-Afrique du 28 au 29 janvier dernier à Rome. Faustin-Archange Touadéra, reconnait que la situation préoccupante de l’insécurité alimentaire touche aussi bien le monde en général, que la Centrafrique en particulier.  Ainsi, la Centrafrique souhaite apporter « sa modeste contribution dans la recherche des voies et moyens pour investir dans ce vaste chantier » avait-il annoncé. 

La contribution centrafricaine sera déterminante.  Et pour cause, le pays « dispose d’atouts majeurs comme le foncier, les pâturages, les ressources en eau et le couvert végétal favorables au développement de l’agriculture ».  Ce sont des facteurs essentiels aujourd’hui, dans « la lutte contre l’insécurité alimentaire » en Centrafrique et dans le monde. 

En dépit de toutes ces potentialités, la Centrafrique peine à nourrir assidument ses filles et fils.  Le pays est aujourd’hui, confronté à une crise alimentaire aigue. L’origine de cette crise, est due en partie à la pandémie « du Covid-19 et de nombreux conflits militaro-politiques ». Ces facteurs, « ont durablement perturbé le système agricole » centrafricain, avait rappelé Faustin-Archange Touadéra. En plus des raisons énoncées s’ajoutent, « les effets dévastateurs du changement climatique ». Ceux-ci, « n’ont pas épargné les populations vulnérables » en Centrafrique. S’agissant toujours des contraintes, il y a la pression démographique, le phénomène migratoire et la transhumance armée.  Toutes ces contraintes exercent, « une vive tension sur nos maigres réserves en termes de nourriture » en Centrafrique, avait précisé Faustin-Archange Touadéra.   

Bangui ne va reculer devant aucun obstacle, pour vaincre l’insécurité alimentaire.   

Le sommet Italie-Afrique, a permis à chaque Etat participant de se lancer des défis.  Ainsi, grâce à un réseau hydraulique abondant, Bangui estime que la Centrafrique est un pays, « idéalement prédisposé à devenir le grenier » de l’Afrique, avait promis Faustin-Archange Touadéra à ses pairs.  La bonne idée, serait celle d’attirer des investisseurs en Centrafrique.  Car en exploitant toutes ces différentes potentialités, il y a de fortes raisons que la Centrafrique devienne, « un vecteur de prospérité et de sécurité alimentaire » en Afrique.   

Ce sommet Italie-Afrique, reste une aubaine saisie par les autorités de Bangui. Il a permis de réfléchir à « une solution globale et durable en tenant compte des spécificités et des potentialités de chaque pays ». L’objectif de Bangui qui a ouvert ses portes aux investisseurs à la fin du sommet, consiste à travailler avec eux « dans le domaine de l’infrastructure agricole, de la mécanisation agricole, de la formation » et, de la recherche agropastorale, avait expliqué Faustin-Archange Touadéra.

En rappel, 70 % de la population active travaille dans l’agriculture en Centrafrique. Et elle assure, 56 % d’un PIB qui avait atteint 2, 16 milliards de dollars avant le déclenchement du conflit armé dans le pays. S’agissant de ce somment Italie-Afrique, au moins 20 chefs d’Etat et de gouvernement africain étaient présents à Rome. Et le sommet est destiné, à faire de l’Italie un partenaire énergétique privilégié du continent.

Rédigé par

Joël Bandiba

Je suis Joël Bandiba, journaliste, présentateur et producteur radio, ainsi que journaliste de presse écrite à Bangui, en Centrafrique. Spécialisé dans la revue de presse radio, j’ai également occupé le poste de journaliste responsable des publireportages radio, mettant en avant mon expertise dans l’analyse et la diffusion de l’information. Je suis actif sur afrique-sur7.fr depuis janvier 2024 sur l'actualité de la République centrafricaine.

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