Alliance des États du Sahel (AES)

Défense : le Mali et le Burkina Faso explosent leurs budgets

Cochimau HOUNGBADJI
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Défense : le Mali et le Burkina Faso explosent leurs budgets
Défense : le Mali et le Burkina Faso explosent leurs budgets

Confrontés au terrorisme, le Burkina Faso et le Mali augmentent de plus en plus leurs budgets défense. Entre achat d’armements et renforcement de l’effectif des personnels militaires, les deux pays se retrouvent à injecter des sommes colossales dans la stratégie défense. En 2025, ces deux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont dépensé plus de 1 000 milliards de francs CFA.

Défense : le Mali et le Burkina Faso ont injecté plus de 1 000 milliards FCFA en 2025

Le Mali et le Burkina Faso figurent sur la liste des pays africains les plus militarisés avec les plus gros budgets défense. Selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), le Mali et le Burkina Faso ont dépensé chacun environ 900 000 000 millions de dollars (environ 508 milliards de francs CFA). Les deux dépenses cumulées font plus de 1 000 milliards de francs CFA investis au titre de l’année 2025. La dépense militaire réalisée par le Mali représente 3,9 % de son produit intérieur brut (PIB) et celle du Burkina Faso est estimée à 3,3 %.

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À l’échelle continentale, ces niveaux de dépense placent les deux États parmi les pays africains qui consacrent une part importante de leurs ressources nationales à la défense. Toutefois, ils restent loin derrière l’Algérie, qui demeure la première puissance militaire du continent en matière de dépenses. En 2025, Alger a consacré 25,4 milliards de dollars à son budget de défense, soit l’équivalent de plus de 14 300 milliards de francs CFA et 8,8 % de son PIB.

Le terrorisme, cause principale de la montée des dépenses militaires au Mali et au Burkina Faso

Cette augmentation spectaculaire des dépenses s’explique par la dégradation de la situation sécuritaire dans les deux pays. Depuis plusieurs années, le Mali et le Burkina Faso sont confrontés à des attaques récurrentes menées par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique. Les autorités militaires au pouvoir à Bamako et à Ouagadougou ont fait de la reconquête du territoire national leur priorité absolue.

Pour atteindre cet objectif, elles ont engagé d’importants investissements dans l’acquisition d’équipements militaires modernes. Les commandes de drones de surveillance et de combat, de véhicules blindés, de systèmes de renseignement, ainsi que de nouveaux moyens aériens destinés à renforcer les opérations sur le terrain sont devenues récurrentes.

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Les deux pays ont également accéléré le recrutement et la formation de milliers de soldats supplémentaires. Au Burkina Faso, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été intégrés à la stratégie sécuritaire nationale afin d’appuyer les forces armées dans la lutte contre les groupes terroristes. Cette mobilisation à grande échelle entraîne naturellement une hausse des dépenses liées aux soldes, aux équipements, à la logistique et à l’encadrement.

Rédigé par

Cochimau HOUNGBADJI

Journaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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