Égypte : le PIB progresse de 5,1 % en 2025-2026
Le gouvernement de l’Égypte valide le redressement macroéconomique national au Caire ce jeudi 3 septembre 2026. L’administration publique publie une accélération de la croissance à 5,1 % au terme de l’exercice fiscal clos au 30 juin. Ce sursaut intervient après deux exercices éprouvants caractérisés par la rareté des devises étrangères. Les autorités égyptiennes s’attachent désormais à pérenniser cette dynamique d’expansion.
La diversification sectorielle soutient la croissance égyptienne
Le produit intérieur brut égyptien progresse de 5,1 % contre 4,4 % lors du cycle précédent. L’industrie manufacturière hors hydrocarbures tire la croissance. Le commerce intérieur performe également. Les télécommunications complètent cette liste de places. Ensemble, ces branches génèrent 48 % de la valeur ajoutée additionnelle. L’industrie manufacturière non pétrolière s’impose comme le principal levier d’entraînement. Cette montée en charge traduit la politique d’incitation à la substitution aux importations. Le gouvernement force le renforcement des capacités de production locales. Sur le segment énergétique, le raffinage pétrolier enregistre une vive reprise. L’activité grimpe de 22,4 % au quatrième trimestre et de 8,7 % en rythme annuel.
Lire aussi : Égypte : bilan fructueux des échanges commerciaux
Le rebond du canal de Suez et du tourisme
Le canal de Suez opère un rétablissement graduel après la sévère contraction subie en 2024-2025. Le transit maritime international se normalise progressivement. Ses revenus d’exploitation ont bondi de 33,8 % au quatrième trimestre. Cette hausse porte la progression annuelle à 23,3 %. En parallèle, le secteur des technologies de l’information affiche une hausse de 24,3 % au dernier trimestre. La digitalisation des services accélère ce mouvement.
Le secteur touristique apporte également un soutien précieux à la balance des paiements. Les relevés comptabilisent 19,3 millions de visiteurs sur l’exercice. La branche de l’hôtellerie et de la restauration enregistre une progression de 6,5 %. L’activité résiste malgré un environnement sous-régional très dégradé. Les autorités redoutaient un fléchissement marqué au quatrième trimestre en raison des tensions militaires indirectes entre les États-Unis et l’Iran. L’activité a pourtant conservé un rythme d’expansion de 4,7 % sur cette période, illustrant une capacité d’absorption supérieure aux prévisions.
Lire aussi : L’Égypte compte augmenter son chiffre d’affaires touristique
Le FMI recommande la discipline macroéconomique à l’Égypte
La trajectoire de croissance reste exposée à des risques. Le Fonds monétaire international salue la solidité des fondamentaux égyptiens. L’institution exige pourtant une rigueur budgétaire absolue. Les cadres du Fonds imposent un resserrement monétaire pour bloquer la hausse des prix. Le plan de réformes structurelles doit s’accélérer sur le terrain pour rassurer les marchés. Alors que l’organisation tablait initialement sur une prévision de 4,6 % pour l’exercice 2025-2026, l’activité devrait subir un léger tassement à 4,4 % au cours du cycle 2026-2027. Ce ralentissement découle de la transmission différée des tensions géopolitiques locales. Ces frictions menacent de renchérir le coût global du capital tout en bridant les investissements du secteur privé.
Lire aussi : Égypte : les fonds européens en faveur de la compétitivité économique
Le produit intérieur brut de l’Égypte enregistre un bond de 5,1 % en 2025-2026. Cette performance efface le score de 4,4 % enregistré lors de l’exercice précédent. Le secteur manufacturier non pétrolier tire la croissance aux côtés du canal de Suez, dont les revenus d’exploitation grimpent de 23,3 %. L’accueil de 19,3 millions de touristes soutient également l’activité. Les projections du FMI anticipent toutefois un léger repli à 4,4 % pour la période 2026-2027.