Centrafrique : Suivez l’actu politique, l'économie, la culture et le sport, Bangui

Le 20 septembre 1979, David Dacko met fin à l’Empire et prend les rênes de la Centrafrique.

Joël Bandiba
Partager :
David-Dacko-first-President-of-the-Central-African-Republic

Le jour anniversaire de l’adieu des Centrafricains à l’empire. Le 20 septembre 1979, David Dacko reprend le pouvoir en Centrafrique à l’occasion d’un coup d’État sans effusion de sang. Ce coup d’État, préparé depuis la France où il vivait, met fin au régime impérial de Jean-Bedel Bokassa.

Un fait majeur précipite la chute de l’Empereur : l’isolement de son régime.

Jean-Bedel Bokassa, qui avait lui-même renversé David Dacko en 1965, est devenu indésirable et largement discrédité sur la scène internationale. La principale raison est liée à la répression sanglante des manifestations d’étudiants et d’écoliers au début de l’année 1979 à Bangui.

À la tête des opérations Caban puis Barracuda, David Dacko profite d’un déplacement de Bokassa en Libye pour renverser son régime. Dans sa première adresse à la radio nationale, il dénonce la tyrannie, la ruine économique du pays et les exactions de l’ancien régime. Il proclame aussi solennellement la fin de l’Empire centrafricain, le rétablissement de la Seconde République et l’instauration d’un gouvernement de salut public.

Dans la foulée, les édifices publics portant le nom de Jean-Bedel Bokassa ont été rebaptisés. Par exemple, le lycée Jean-Bedel Bokassa devient le lycée des Martyrs, l’Université Jean-Bedel Bokassa devient l’Université de Bangui et le bateau impérial devient le bateau 20 Septembre.

David Dacko, manquant des moyens nécessaires à sa politique, cède son fauteuil.

Très rapidement, de 1979 à 1981, le régime de David Dacko fait face à une grave instabilité politique, à des contestations sociales et à des difficultés économiques majeures. C’est ainsi que, sans effusion de sang, le 1er septembre 1981, le général André Kolingba, alors chef d’état-major de l’armée centrafricaine, renverse le président David Dacko. L’opération est menée de manière pacifique car David Dacko choisit de céder le pouvoir pour éviter des violences, annonçant lui-même sa démission à la radio nationale.

Après quelques tentatives infructueuses de retour sur la scène politique à travers des élections, David Dacko se retire progressivement de la vie publique. La dernière apparition publique majeure de l’ancien président centrafricain David Dacko en Centrafrique a eu lieu en août 2003 à l’occasion du Dialogue national et des commémorations du 43e anniversaire de l’indépendance du pays le 13 août 2003.

David Dacko, devenu très affaibli par la maladie, s’est éteint le 20 novembre 2003 à Yaoundé, au Cameroun à l’âge de 73 ans. Il laisse derrière lui un héritage politique matérialisé par le Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD), le parti politique centrafricain qu’il a fondé en 1991 et sous la bannière duquel il s’est présenté aux élections présidentielles de 1993 et de 1999.

Rédigé par

Joël Bandiba

Je suis Joël Bandiba, journaliste, présentateur et producteur radio, ainsi que journaliste de presse écrite à Bangui, en Centrafrique. Spécialisé dans la revue de presse radio, j’ai également occupé le poste de journaliste responsable des publireportages radio, mettant en avant mon expertise dans l’analyse et la diffusion de l’information. Je suis actif sur afrique-sur7.fr depuis janvier 2024 sur l'actualité de la République centrafricaine.

Voir ses 335 articles

Articles similaires