Lutte contre le blanchiment d’argent : la Côte d’Ivoire fait le point de ses réformes
Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, la Côte d’Ivoire a engagé plusieurs réformes. A l’heure de l’évaluation de ces réformes par le GAFI, Abidjan fait Le point. Le pays espère son retrait de la liste grise (surveillance renforcée) après le passage des experts du GAFI.
Côte d’Ivoire – Lutte contre le blanchiment d’argent : « Il y a beaucoup de chances que nous ayons rempli toutes les conditions », Amadou Coulibaly
Le gouvernement bouscule l’organisation du secteur bancaire afin de verrouiller la transparence des flux monétaires. Au Palais présidentiel, le ministre de la Communication Amadou Coulibaly prend la parole face aux médias pour détailler la position de l’équipe gouvernementale face aux critères imposés par les évaluateurs. « Nous nous sommes mis à la tâche, et il y a beaucoup de chances que nous ayons rempli toutes les conditions. Mais nous attendons les dernières évaluations », explique d’abord le porte-parole. Cette démarche s’inscrit dans un programme d’inspection destiné à auditer l’effectivité des contrôles en matière d’infractions financières.
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Le porte-parole du gouvernement revient ensuite sur la rigueur du travail technique fourni par les différents ministères engagés dans la production des pièces justificatives. Les cadres de l’administration nationale estiment que les efforts déployés sur le terrain crédibilisent la position de la république face à l’instance internationale. « Nous avons bon espoir, puisque nous avons travaillé à remplir toutes les conditionnalités qui ont été demandées », précise ensuite Amadou Coulibaly. L’alignement sur ces exigences techniques représente un enjeu économique majeur pour abaisser les primes de risque souverain de la place d’Abidjan auprès des bailleurs de fonds multilatéraux.
La Côte d’Ivoire attend les conclusions du GAFI
L’évaluation définitive de la trajectoire ivoirienne dépend des conclusions d’une récente revue in situ menée par les experts de l’organisation mondiale. Les autorités ivoiriennes demeurent désormais dans l’attente du rapport d’inspection final qui scellera la révision officielle de la notation du pays. Cet arbitrage institutionnel se jouera lors des prochaines réunions plénières de l’organisation financière. L’alignement opérationnel s’avère indispensable pour assouplir les conditions d’accès aux financements extérieurs et consolider l’attractivité des investissements directs étrangers.
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Le calendrier du GIABA dicte l’échéance
L’inscription de la Côte d’Ivoire sur la liste de surveillance renforcée découle des conclusions du rapport d’évaluation mutuelle de l’organisation régionale. Pour s’extirper de cette position délicate, l’administration ivoirienne exécute un plan d’action technique négocié en octobre 2024 avec les instances de Paris. Le processus oblige le pays à soumettre des rapports d’étape réguliers devant le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment en Afrique de l’Ouest.
La finalité de ces examens mutuels consiste à vérifier la mise en conformité des quarante recommandations internationales. Les opportunités de sortie et les examens clés se jouent désormais de manière décisive dès cette année 2026. Les experts du Secrétariat général évaluent notamment la criminalisation du financement des réseaux illicites et le gel immédiat des avoirs suspects. Cette trajectoire de mise à niveau institutionnelle détermine l’accès futur de l’État aux guichets de refinancement des banques de développement.
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Le gouvernement ivoirien a examiné l’état d’avancement de ses réformes réglementaires ce mercredi 9 septembre 2026 lors du Conseil des ministres à Abidjan. Le ministre Amadou Coulibaly se montre confiant mais rappelle que le pays attend les conclusions des dernières évaluations du GAFI. L’enjeu reste d’assainir le secteur financier pour faciliter l’accès aux bailleurs internationaux.