Nigeria : le gouvernement conteste les conclusions du FMI
Le gouvernement du Nigeria conteste les évaluations du Fonds monétaire international (FMI) concernant la gestion de ses finances publiques. Les responsables soulignent que toutes les dépenses de l’État sont effectuées conformément aux procédures légales en vigueur. Ils réfutent en particulier les accusations affirmant que des dépenses auraient été engagées en dehors du cadre budgétaire.
Nigeria : divergence autour des des dépenses
Cette réponse survient suite à la publication, en juin 2026, d’un rapport du FMI analysant l’économie nigériane. Ce document mentionne des économies résultant de la suppression de la subvention sur le carburant, évaluées à près de 2 % du produit intérieur brut (PIB), qui sembleraient ne pas avoir été intégrées dans le budget pour 2025.Le ministre des Finances et coordinateur de l’Économie, Taiwo Oyedele, a affirmé sur son compte X que le gouvernement ne dispose d’aucun « budget parallèle ». Il précise que toutes les dépenses publiques sont réalisées via les lois de finances, les lois de finances rectificatives ou d’autres autorisations approuvées par l’Assemblée nationale.
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Il a aussi rejeté les propos selon lesquels des milliards de nairas auraient été dépensés sans approbation législative. Pour lui, toute allégation de ce type doit être étayée par des preuves concrètes et vérifiables. Il a déclaré : « Il est faux d’affirmer que des milliards de nairas ont été dépensés de manière secrète sans autorisation législative ». Il insiste sur le fait que de telles accusations nécessitent des éléments tangibles. Les autorités rappellent également que le FMI n’a pas mentionné de montant précis concernant les dépenses extrabudgétaires, mais a évoqué un niveau équivalent à environ 2 % du PIB.
Le rapport du FMI relance les discussions sur le budget
Dans ce rapport, le FMI souligne que le déficit du gouvernement central a augmenté, passant de 2,4 % du PIB en 2024 à 4,4 % en 2025. L’institution note également que les revenus issus du pétrole et du gaz ont été inférieurs aux prévisions budgétaires, tandis que les recettes provenant de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ont atteint les objectifs établis. Le FMI ajoute que la baisse des revenus a été en partie compensée par une réduction des dépenses d’investissement.
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Un sujet d’intérêt pour les parties prenantes
Les échanges entre le gouvernement nigérian et le FMI se déroulent dans un contexte où la gestion des finances publiques est cruciale pour maintenir la confiance des investisseurs et des partenaires financiers. D’après Channels Television, l’ancien vice-président Atiku Abubakar a demandé à la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), à la Commission indépendante des pratiques de corruption (ICPC), à l’Assemblée nationale et au Vérificateur général de la Fédération d’examiner les dépenses extrabudgétaires mentionnées dans ce débat. En dehors de cette controverse, les prochaines discussions entre les autorités nigérianes et le FMI seront surveillées de près, car elles pourraient fournir des éclaircissements sur l’utilisation des économies réalisées suite à la suppression de la subvention sur le carburant et leur incorporation dans les finances publiques.