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Tiani veut une justice offensive : quels litiges dans le viseur ?

Patrice Dama
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Abdourahamane Tiani, président de la transition, qui demande une justice offensive au Niger
Photo : DR

Le général Abdourahamane Tiani a présidé jeudi 22 octobre 2026 à Niamey la rentrée judiciaire 2026-2027. Devant les magistrats, le président de la transition a réclamé une justice offensive, capable de défendre l’État du Niger dans les litiges internationaux.

La cérémonie s’est déroulée au Centre international de conférences Mahatma Gandhi, sous un thème choisi pour l’occasion : « Le rôle de la justice dans l’affirmation de la souveraineté nationale ». Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et des délégations du Mali et du Burkina Faso, partenaires du Niger au sein de l’Alliance des États du Sahel, étaient dans la salle.

Que demande Tiani à la justice nigérienne ?

Le général Tiani a construit son discours autour de trois axes : interne, économique et international. Sur le premier, il a rappelé que « rendre la justice au nom du peuple nigérien » restait selon lui l’une des expressions les plus élevées de la souveraineté. Il a demandé aux juges de se tenir à l’écart des considérations corporatistes ou idéologiques et d’inscrire leur travail dans la « Refondation », mot d’ordre du régime depuis juillet 2023.

Le volet international est le plus offensif. Abdourahamane Tiani attend des magistrats et des juristes de l’État qu’ils fassent preuve d’« ingénierie juridique » pour défendre le pays devant les juridictions et instances arbitrales étrangères. Il veut aussi que les réparations financières accordées au Niger soient effectivement recouvrées, et que le principe de souveraineté des États, inscrit dans la Charte des Nations unies, soit mis en avant.

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Des contentieux en toile de fond

Le président de la transition n’a cité aucun dossier. Mais Niamey accumule les fronts depuis le coup d’État. Le plus lourd l’oppose au groupe nucléaire français Orano, privé du contrôle opérationnel de la mine d’uranium de la Somaïr, et qui a porté le différend devant l’arbitrage international. Les relations avec Paris se sont encore tendues ce mois-ci avec l’expulsion de deux agents de renseignement nigériens par la France.

Tiani a enfin promis de renforcer les moyens matériels, humains et technologiques de la justice, tout en reconnaissant un contexte économique contraint. Aucun chiffre ni calendrier n’a accompagné cet engagement.

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Rédigé par

Patrice Dama

Je suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.

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