UEMOA : la Côte d’Ivoire s’impose dans le mobile money
La Côte d’Ivoire accueille les nouveaux rapports de la microfinance de grande taille émis par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Cette note de conjoncture évalue les circuits de l’épargne locale afin de guider le financement des petites structures privées.
La Côte d’Ivoire muscle ses grands réseaux de microfinance
Les tableaux comptables de l’institution émettrice attribuent une enveloppe de 1 226,7 milliards de FCFA de masse financière au marché ivoirien. Cette somme représente 26,3 % des actifs des grandes structures décentralisées de la zone. Le rapport de la BCEAO détaille précisément les parts de marché des pays membres au cœur d’Abidjan. Le Sénégal conserve d’un cheveu la première place de l’UEMOA avec un taux de 26,5 % du portefeuille macroéconomique.
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Le Burkina Faso complète le podium régional en affichant un volume de 889,4 milliards de FCFA. À eux trois, ces pays contrôlent 71,9 % de l’épargne décentralisée de l’union. Le Trésor public ivoirien s’appuie sur un tissu de 43 structures de grande taille pour animer ce secteur de l’inclusion financière. Le marché national surpasse l’efficacité de ses voisins malgré un nombre d’acteurs plus restreint. Le Sénégal en compte 81 alors que le Burkina Faso en totalise 50 et le Togo 47.
L’expansion fulgurante du mobile money
L’évolution technique du marché de la monnaie électronique confirme cette dynamique de bancarisation de la population ivoirienne. La Côte d’Ivoire s’adjuge 23,5 % de l’encours régional global à la clôture de l’exercice annuel. Le Sénégal mène la course avec 29,7 % du stock monétaire tandis que le Burkina Faso capte 25,9 % des flux numériques. Le Bénin s’établit pour sa part à un niveau de 10,2 % de cette masse de transactions. À l’échelle de l’espace communautaire, l’enveloppe globale de la monnaie électronique s’envole de 35,2 %.
La masse financière atteint un sommet de 1 923,2 milliards de FCFA. Cette hausse s’adosse à un élargissement massif de la base des utilisateurs. Le volume des portefeuilles virtuels grimpe de 154,6 millions à 172,9 millions d’unités enregistrées sur les serveurs des opérateurs de télécommunications.
La gestion des infrastructures numériques se heurte désormais au problème de l’usage réel des portefeuilles par les abonnés. L’audit de l’institution monétaire révèle que seuls 60,6 millions de comptes restent considérés comme réellement opérationnels. Ce résultat représente un taux d’activité global de 35,1 % à l’échelle de l’espace régional. L’essor des solutions de paiement par smartphone s’impose pourtant comme un rouage indispensable pour fluidifier les transferts de fonds et sécuriser le commerce de détail. L’administration ivoirienne accélère ses réformes. L’objectif consiste à interconnecter les banques et les plateformes de mobile money pour asseoir sa domination économique.
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La Côte d’Ivoire affiche un bilan de 1 226,7 milliards de FCFA d’actifs de microfinance, soit 26,3 % du marché de l’UEMOA, juste derrière le Sénégal. Le pays capte également 23,5 % de l’encours global de la monnaie électronique. Sur les 172,9 millions de comptes mobiles ouverts dans l’Union, 60,6 millions sont considérés comme actifs.
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