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URCA : la Centrafrique « a cessé d’être un Etat normal depuis longtemps » 

Joël Bandiba
(mis à jour le 30/11/2024)
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Photo : Anicet-Georges Dologuélé – Publiée par Imédias le 24 mars 2021

Le parti de l’opposant Anicet-Georges Dologuélé, dégaine. Dans un communiqué du 28 novembre 2024, le bureau politique du parti demande à tous ses militants, « de se rendre massivement dans les centres d’inscription » sur la liste électorale en Centrafrique. Cette inscription permettra aux militants, explique l’URCA, de « réclamer leur droit de disposer d’une carte électorale ».    

Mais si l’URCA veut participer activement à cette opération, c’est parce qu’elle a une idée derrière la tête. Selon le parti, « pour exercer le droit de voter ou de boycotter un vote, il faut être un électeur ». C’est pour cette raison annonce le communiqué, « chaque adulte a droit à une carte d’identité et une carte électorale ». Le citoyen décidera explique l’URCA dans son communiqué, « de voter ou non, suivant sa perception du scrutin ou les consignes reçues de sa formation politique » dans le pays.

L’URCA rappelle, que « les électeurs qui épousent la sensibilité de l’opposition démocratique, connaissent la position du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC 2016) ».  Et cette position explique l’URCA, est « de ne prendre part à aucun scrutin tant que les conditions d’un processus électoral inclusif, transparent et crédible ne seront pas garanties » en Centrafrique.    

A propos du déroulement de ces opérations d’enrôlement sur la liste électorale, l’URCA exprime aussi son étonnement. Pour le parti de l’opposant Anicet-Georges Dologuélé, « le citoyen ne devrait même pas avoir à se déplacer » dans les centres. Et pour cause explique l’URCA, « l’Administration publique, sur la base des différents registres à sa disposition, a l’obligation de procéder à une révision annuelle du fichier électoral » en Centrafrique.

Et si tout cela existe explique le parti, c’est parce que le pays, « a cessé d’être un Etat normal depuis longtemps ». Et c’est pour cette raison, que la Centrafrique « n’est même pas capable de financer la révision de ce fichier électoral ». Aujourd’hui, les financements de ce processus « à minima ont été accordés par la communauté internationale », a indiqué l’URCA.

En Centrafrique, ces opérations d’inscription sur la liste électorale, avaient commencé le 24 novembre dernier et, elles prendront fin le 7 décembre 2024. Les élections locales quant à elles, sont annoncées pour le 13 juillet 2025.

Rédigé par

Joël Bandiba

Je suis Joël Bandiba, journaliste, présentateur et producteur radio, ainsi que journaliste de presse écrite à Bangui, en Centrafrique. Spécialisé dans la revue de presse radio, j’ai également occupé le poste de journaliste responsable des publireportages radio, mettant en avant mon expertise dans l’analyse et la diffusion de l’information. Je suis actif sur afrique-sur7.fr depuis janvier 2024 sur l'actualité de la République centrafricaine.

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