Togo: Le dialogue politique s'ouvre ce lundi, Faure G. sur le départ?

Dialogue entre opposition et pouvoir au Togo
Par David Yavo
Publié le 19 février 2018 à 12:28 | mis à jour le 19 février 2018 à 12:33

Les négociations entre pouvoir et opposition demarrent ce lundi au Togo. Les deux camps qui s'affrontent depuis 6 mois sont invités autour d'une table afin de trouver un accord devant permettre au pays de retrouver sa quiétude d'antan.

Le pouvoir et l'opposition dialoguent ce lundi au Togo

Sous la houlette de Nana Akufo-Addo, sept (7) délégués de l'opposition et sept (7) autres du pouvoir seront réunis, à partir de ce lundi, pour trouver des voies de sortie de crise au Togo. Cette initiative du président ghanéen est d'autant plus salutaire que le climat sociopolitique ne fait que se dégrader dans cet État voisin.

Les points culminants de ce rendez-vous s'articulent autour des reformes institutionnelles et le rétablissement de la Constitution de 1992, mais aussi, l'organisation d'un référendum constitutionnel.

Avant la tenue de ce dialogue politique, des préalables ont été posés par les deux camps. Pour l'opposition, l'ouverture de ces assises est subordonnée à la libération de ses militants arrêtés et la remise en liberté des personnes détenues depuis 2013 dans l'affaire des incendies des deux grands marchés du pays. Le pouvoir quant à lui, rejette toute idée de départ immédiat du président Faure Gnassingbé à l'instar de l'ex-président sud-africain, Jacob Zuma.

Cette initiative est tout aussi remarquable qu'appréciable dans la mesure où depuis 1967, la famille Gnassingbé règne sans partage au Togo. L'Afrique fait un pas déterminant vers la démocratie et surtout l'alternance politique. Mais, jusque-là, des presidents africains sont inlassablement accrochés au trône et la démocratie vénérée de tous ne semble pas dire grand-chose à ces élitistes.


Notons qu'au Cameroun, l'octogénaire Paul Biya a passé 35 ans au pouvoir sans aucune alternance. Au Gabon, la famille Bongo détient la magistrature suprême du pays depuis 1967. Au Zimbabwe, l'ex-président Robert Mugabe a passé 30 ans à la tête du pays avant d'être contraint par l'armée en 2017 de céder le pouvoir, alors que des rumeurs annonçaient sa volonté de se faire succéder par son épouse.