« Eva love », l’Ivoirienne qui a réalisé à 14 ans, son rêve de coiffer les hommes (PORTRAIT)
Flanquée d’un tablier bleu nuit, une tondeuse électrique dans une main, Eva N’dri Kouakou, alias « Eva love » coupe avec aisance les cheveux d’un client, dans son salon de coiffure situé à Abobo, un quartier populaire au nord d’ Abidjan.
« Eva love », la fille qui coiffe les hommes
Originaire de Bouaké, dans le Centre ivoirien, « Eva love », 27 ans, s’est très tôt intéressée à la coiffure homme pour « subvenir à (ses) besoins », vu que sa famille était « confrontée à des difficultés financières ».
« Quand j’étais encore petite », explique la jeune dame, environ 1, 60 mètre, « mes parents me frappaient beaucoup. Alors, chaque fois qu’ils voulaient me battre, je fuyais la maison pour me réfugier dans le salon de coiffure qui était à côté de notre maison ».
« C’est comme cela que le propriétaire du salon m’a dit que le métier de coiffeuse n’est pas réservé uniquement qu’aux hommes et que je pouvais le faire, si je le voulais ».
Installée à Abobo depuis près de huit ans, « Eva love », teint clair, tressée en dreadlocks, a fini par convaincre sa clientèle par son talent, sa « persévérance » et son professionnalisme.
« Elle coiffe bien, c’est elle qui coiffe la plupart des membres de ma famille », atteste Oumar Moro, la trentaine, venu se faire couper les cheveux, soutenant qu’il a convaincu certains de « ses amis » à fréquenter le salon d’Eva.
Dans son salon, la jeune coiffeuse partage le local avec Voli Dié, 35 ans, originaire de Gohitafla, (Centre-ouest) de la Côte d’Ivoire.
« Eva est très accueillante », affirme-t-il. Il arrive par moment que nous ayons « des prises de bec », mais cela reste dans le cadre du travail ».
« Affable et sérieuse » dans ce qu’elle fait, Eva qui dit recevoir une quinzaine de clients par jour confie avoir formé trois jeunes filles, aujourd’hui installées à leur compte.
« Ces filles font ma fierté. En plus, elles sont reconnaissantes et elles m’appellent de temps en temps », dit-elle, heureuse.
Célibataire et mère d’une fille âgée de neuf ans, Eva « ambitionne de créer une association d’aide aux femmes, afin de leur apprendre des petits métiers qui leur permettront de se prendre en charge ».
Rédigé par
Gary SLMGary SOGNON : Responsable de Communication, je suis également journaliste-rédacteur web sur Afrique Sur 7. J’excelle dans la création de contenus captivants optimisés pour le référencement. Mon expertise polyvalente dans divers secteurs me permet de produire régulièrement des publications sur différents sujets de culture, politique, économie et de sport. Suivez-moi sur cette page pour plus d’actualités.
Voir ses 6470 articlesArticles similaires
Conseil de l’UIT : la Côte d’Ivoire explique les motivations de sa candidature
Une forte délégation de la Côte d’Ivoire va prendre part aux échanges dans le cadre du 7ᵉ Forum mondial des politiques de télécommunication (WTPF-26) à Nassau,…
Côte d’Ivoire : la facturation électronique affronte la fronde des commerçants
La Côte d’Ivoire est actuellement secouée par un bras de fer intense entre l’administration des impôts et le secteur privé commercial. Les nouvelles plateformes de…
Côte d’Ivoire : l’anacarde ivoirienne cible les sommets de la gastronomie à Paris
La Côte d’Ivoire amorce une offensive de positionnement commercial stratégique pour valoriser ses ressources agricoles bien au-delà des circuits d’exportation bruts traditionnels. Le gouvernement ivoirien…