CIV: poursuivi pour enlèvement, Fabrice Sawegnon absent à l’audience

Fabrice Sawegnon a répondu absent au tribunal d
Par Edwige Fiendé
Publié le 31 mai 2018 à 08:30 | mis à jour le 31 mai 2018 à 10:16

Poursuivi pour enlèvement, séquestration et coups et blessures de trois personnes, le publicitaire ivoirien Fabrice Sawegnon, ne s’est pas présenté mercredi à l’audience pour "des contraintes indépendantes de sa volonté", a dénoncé l’avocat des plaignants, Me Rrodrigue Dadjé.

Fabrice Sawegnon, jamais présent à l'audiende de mise en état, selon Me Dadjé

Edgard Goly Kadjo, Aristide Kouadio Raymond et Guy Mathieu Hiannot Kapet ont porté plainte depuis décembre 2017 contre M. Sawegnon, patron du groupe Voodoo, structure de communication pour enlèvement, séquestration et coups et blessures.

Le tribunal d’Abidjan Plateau a alors ordonné une mise en état des parties.

"Fabrice Sawegnon, bien qu’étant informé à l’avance de la date de cette mise en état, ne s’y est présenté au motif que des contraintes indépendantes de sa volonté et dont nous ne connaissons le contenu l’en aurait empêché", a dénoncé Me Dadjé dans une note.

Selon l’avocat des plaignants, M. Sawegnon, ne s’est jamais présenté aux multiples audiences prévues à cet effet depuis le début en décembre 2017, de cette procédure correctionnelle à son encontre.

Monsieur Fabrice Sawegnon, brillant homme d’affaires et proche du pouvoir ivoirien, brille par son absence et ne daigne se présenter une seule fois.

Mme Rodrigue Dadjé a jugé incompréhensible cette attitude de M. Sawegnon, qui prétend briguer bientôt un mandat municipal en Côte d’Ivoire et qui n’accorde aucun de son temps à la Justice ivoirienne pour s’expliquer sur des faits aussi graves qui lui sont reprochés.

Pour l’avocat, s’il est vrai que les plaignants qui déclarent avoir été victimes des faits d’enlèvement, séquestration et coups et blessures, sont modestes, il n’en demeure pas moins qu’ils sont des citoyens ivoiriens que la loi protège et qui ont droit au respect de leurs droits humains incompatibles avec les actes dont ils auraient été l’objet, souhaitant que "force revienne à la loi".

L’audience de mise en état est de nouveau renvoyée en date du 6 juin 2018