Côte d’Ivoire : KKB affirme n’avoir jamais cru en l’alternance envisagée’’ par Bédié

L’ancien député et responsable de la jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Bertin Kouadio Konan dit KKB, a affirmé jeudi à Abidjan qu’il “n’avait jamais cru en l’alternance’’ au pouvoir en Côte d’Ivoire entre le PDCI et le parti du chef de l’Etat Alassane Ouattara, telle que l’envisageait le président de sa formation politique, Henri Konan Bédié.

KKB s’en prend à Bédié

“…En politique, le pouvoir ne se donne jamais. Et si quelqu’un le dit et refuse de céder le pouvoir qu’il détient, il ne fait qu’exprimer une vérité que tous les hommes politiques devraient connaître. C’est pourquoi, je n’avais jamais cru en l’alternance telle qu’envisagée par le Président de mon parti’’, a affirmé Bertin Kouadio Konan, lors d’un point de presse, à son QG à Cocody.

Face aux journalistes, KKB, comme pour critiquer son parti, a indiqué que “la vie politique ne se nourrit pas d’alternance tontinière en démocratie’’.

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En rupture de ban, KKB a récemment fait son retour au PDCI après des années de brouille avec Henri Konan Bédié contre qui il a adressé quelques piques sans le nommer : “J’ai finalement compris qu’en politique la raison et la lucidité ne sont pas liées à l’âge. Elles ne sont pas non plus liées au rang social. Encore moins à la fortune’’.

Aussi, a-t-il marqué son opposition au parti unifié, crée à l’initiative de M. Ouattara,  

Le sujet de la présidentielle de 2020 fait actuellement débat en Côte d’Ivoire.

En septembre 2014, le président du PDCI, Henri Konan Bédié, avait lancé « l’appel de Daoukro« , par lequel il avait appelé à soutenir la candidature puis la victoire de M. Ouattara, son principal allié, à l’élection présidentielle d’octobre 2015.

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En contrepartie, M. Bédié a souhaité une alternance en 2020 entre sa formation et le parti présidentiel pour la gestion du pouvoir. Ce qui signifie que le PDCI, soutenu cette fois par le Rassemblement des républicains (RDR) du chef de l’Etat M. Ouattara, devrait prendre le pouvoir après le dernier mandat du président.

Ce que refuse pour l’instant le RDR. En réaction, le PDCI a décidé de se retirer du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition au pouvoir.


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