Côte d'Ivoire : Scandale à la police nationale, des agents crient à l'arnaque

Grogne au sein de la police nationale de Côte d'Ivoire
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 20 août 2018 à 18:00 | mis à jour le 20 août 2018 à 18:09

Admis au test d'entrée à l'ONU depuis 2016, des éléments de la police nationale n'ont jusque-là pas rejoint les contingents des Nations unies. Ils estiment donc avoir été grugés par leur hiérarchie.

Des agents de la police nationale attendent toujours leur rentrée à l'ONU

La grogne se fait de plus en plus entendre au sein de la police nationale. Et pour cause, certains agents sont mécontents du sort qui leur est réservé par la hiérarchie. En effet, 183 policiers ivoiriens avaient été déclarés admis, en 2016, au test d'entrée à l'ONU. Parmi ces admis, seulement une centaine a effectivement intégré les unités des Nations pour une mission de 2 ans. Le reste de ces admis attendent toujours leur intégration.

Cependant, contre toute attente, un autre test d'entrée dans les unités onusiennes vient d'être organisé, le 11 août dernier, alors que la situation des 70 admis de 2016 n'a pas encore été décantée. Et le comble, c'est que certains parmi eux, désespérés de leur situation, ont dû composer lors de ce nouveau test.

Chose qui a somme toute soulevé le courroux de ces policiers qui ont tenu à le dénoncer publiquement. « Comment nous sommes en attente, sans régler nos problèmes, on lance un autre concours ? Sachez que la majorité de 2016, restée sur le carreau, ne comprend plus rien dans cette façon de gérer l’administration policière », a martelé, sous couvert d'anonymat, l'un des admis de 2016, avant d'ajouter : « Nous nous sommes rendu compte que nous avons été grugés. Et ce n’est pas normal et tout le monde se plaint. J’ai peur que cela débouche sur autre chose. »


A côté de ceux-ci, il y a les derniers candidats admis au concours de police sous l'ère Gbagbo. Ces derniers avaient été écartés par le président Alassane Ouattara dès son arrivée aux affaires avaient également entamé une grève de la faim. Le ministère ivoirien de l'Intérieur et de la Sécurité est donc interpellé pour une gestion diligente de ces dossiers afin d'éviter toute situation malencontreuse.






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