La Roumanie prendra la relève du Canada au sein de la MINUSMA le 31 juillet

La Roumanie prendra le commandement de la MInusma fin juillet
Par Jean-Marc Bouazo
Publié le 01 février 2019 à 17:55 | mis à jour le 01 février 2019 à 21:26

Le ministre roumain des Affaires étrangères, Teodor-Viorel Melescanu, a annoncé jeudi à Ottawa que la Roumanie prendra la relève du Canada au sein de la Mission de paix des Nations-unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), à la fin du déploiement le 31 juillet 2019

La Roumanie prendra le commandement de la MInusma fin juillet

Déployé pour un an à Gao, dans le Nord du Mali en juillet 2018, dans le cadre de la MINUSMA, le contingent canadien qui compte quelques 250 militaires avait annoncé, il y a quelques mois qu’il ne prorogerait pas son mandat qui s'achève le 31 juillet 2019.

"L’engagement de la Roumanie à remplacer le Canada (qui fournit une capacité cruciale d’évacuation médicale, de logistique et de transport pour les Nations-unies à partir de Gao, dans le nord du Mali) est un exemple de la coopération continue et étroite entre alliés de l’OTAN", a indiqué la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland.

"Cette coopération donne aux Nations-unies des capacités essentielles et s’inscrit dans le cadre de l’approche des +engagements conjoints + qui garantit que les contributions des pays correspondent aux besoins réels sur le terrain", a-t-elle expliqué.

Lors de sa prise de fonction en juillet 2019, le Canada fournira des hélicoptères de transport à la MINUSMA, a fait savoir Mme Freeland, ajoutant que "la Roumanie est fière de coopérer avec le Canada et d’autres proches partenaires afin d’apporter une contribution substantielle et efficace à une mission très importante des Nations-Unies".

Forte de près de 14.000 militaires et policiers, la force de la MINUSMA a été déployée au Mali en 2013, après le coup d’Etat de 2012 et l’occupation djihadistes de la moitié Nord du pays.


En presque six ans de présence au Mali, cette force a perdu près de 180 soldats, selon les Nations-unies, dont 10 issus du contingent tchadien ont été tués, il y a deux semaines, dans une violente attaque djihadiste à Aguelhok, dans la région de Mopti, au Centre du pays.

Le personnel militaire et policier de la MINUSMA est fourni par près de 60 pays, dont les nombres les plus importants proviennent du Burkina Faso, du Tchad, du Bangladesh, du Sénégal, du Togo, de la Guinée et du Niger.