France: Gilets jaunes, 18e journée de manifestation, la violence à Paris

Violentes manifestations des gilets jaunes en marge de la 18e journée

Ce matin, Paris ressemble à un vaste champ de bataille avec la reprise des mouvements des gilets jaunes. Alors qu’ Emmanuel Macron a repris la main dans la crise sociale qui secoue la France à l’occasion du débat national qui s’achève, le mouvement de contestation des gilets jaunes ne faiblit pas. La 18e journée des manifestations des gilets jaunes a enregistré des violences et des destructions de biens à Paris.

Gilets Jaunes, de l’espoir d’un regain de mobilisation ce samedi à un naufrage dans la violence

Des ronds-points à la confrontation avec les forces de l’ordre, qui au fil des semaines, a fini par agacer soutiens et pouvoir, les gilets jaunes ont remis le couvert des manifestations à travers une 18e journée émaillée de violences et de destructions de biens à Paris. Très vite, les forces de l’ordre ont réagi et procédé à des arrestations. La préfecture de police de paris a indiqué qu’« il y’a eu 64 interpellations à 13h30 ». Toutefois « la situation reste toujours tendue dans le périmètre des Champs-Élysées, notamment au bas de l’avenue, vers le rond-point ».

Les violences ont très vite laissé place à des scènes de pillages qui ont obligé les forces de l’ordre à réaménager leur dispositif. Alors que des pilleurs tentaient de se rendre à la boutique du PSG, des CRS ont formé une barrière pour les empêcher d’accéder au bâtiment. Même scène et même réactions observées du côté d’une salle du cinéma Gaumont, toujours sur les Champs-Élysées. Face à ces violences en marge de la 18e journée de mobilisation des gilets jaunes, le ministre de l’Intérieur a affiché sa détermination, à protéger Paris contre des manifestants ultra-violents qui ont infiltré le mouvement.

Christophe Castaner « veut protéger » Paris contre 1500 ultra-violents gilets jaunes

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est exprimé en fin de matinée sur la situation qui restait encore explosive. Il a fait état d’une importante infiltration de la manifestation des gilets jaunes qui a réuni entre 7000 et 8000 manifestants. « 1500 ultra-violents » ont été identifiés par les services de police de Paris. Déterminé à assurer la protection des biens et des personnes, Christophe Castaner a déclaré : « c’est Paris que je veux protéger, les ultra-violents sont là, ils répondent aux appels de violences de la part de certains des gilets jaunes. J’ai donné instruction pour ne rien laisser passer », a-t-il confié en fin d’intervention.

Déjà en ballotage dans les sondages relatifs aux Européennes, le mouvement des gilets jaunes semble perdre de sa superbe. Poursuivant sa déclaration, Christophe Castaner affirme que « le mouvement des gilets jaunes n’existe plus dans la vie quotidienne. Ce mouvement survit à lui-même, il n’y a plus que 200 personnes environ mobilisées tous les jours ». Une déclaration qui visiblement vise à saper le moral des gilets jaunes non violents qui manifestent depuis aujourd’hui 4 mois, contre la précarité des conditions de vie des Français.

Nelson Zimin