Côte d'Ivoire: Crise au FPI, Agnès Monnet contredit Assoa Adou

Agnès Monnet, ex secrétaire générale du FPI

Agnès Monnet, ex-secrétaire générale du Front populaire ivoirien (FPI) , a dit sa part de vérité sur les circonstances de la rencontre manquée entre l'ex-president ivoirien Laurent Gbagbo et Pascal Affi N'Guessan, president légalement reconnu du FPI.

Les grosses révélations d'Agnès Monnet sur la rencontre avortée Gbagbo-Affi

Mme Agnès Monnet a clairement reconnu que jamais, il n' avait été question d'une quelconque déclaration de Pascal Affi N'guessan à Paris, comme préalable à sa rencontre avec l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo à Bruxelles. "Au départ d’Abidjan, même si les conditions ne se posaient pas en termes de déclaration préalable à faire par le camarade Affi avant la rencontre avec le Président Laurent Gbagbo, il faut avoir l’honnêteté de reconnaitre qu’avec le facilitateur Ackah Emmanuel, tout avait été conclu", a confié l'épouse de l'ex-ministre Léon Emmanuel Monnet, a un confrère ivoirien.

Cette sortie de l'ancienne Secrétaire générale de la frange du FPI dirigée par Affi N'Guessan, prend clairement à contre-pieds la version de Dr Assoa Adou. Ce dernier avait en effet confié dans un communiqué produit le vendredi 22 mars 2019, que le préalable de cette déclaration avait été décidé de commun accord entre le président du Conseil régional du Moronou et l'ambassadeur Ackah Emmanuel, avant son départ pour Paris.

L'ex-ministre des Eaux et forêts avaient également indiqué dans le même communiqué que le député de Bongouanou avait pris attache avec les proches du fondateur du parti à la rose pour la tenue de cette rencontre. Une fois de plus, Mme Agnès Monnet se fera vite de clarifier ce second point de discorde.

"Oui, c'est effectivement moi qui avait pris attache avec l'ambassadeur Ackah Emmanuel", a-t-elle reconnu, avant de faire savoir que c'était " pour servir de facilitateur entre le Président Laurent Gbagbo et le Camarade Affi N'Guessan pour l'unité du Parti". Mme Monnet a tout de même confirmé que la finalité était l'unité du Parti. Ce faisant, le president Affi était donc prêt à remettre les clés du parti, le FPI, à l'ancien pensionnaire de la prison de Scheveningen à La Haye.