Riz avarié en Côte d’Ivoire : Deux grosses sociétés sanctionnées

L'affaire du riz avarié en Côte d’Ivoire continue de livrer des secrets
Par Parfait Dagri
Publié le 29 avril 2019 à 06:12 | mis à jour le 29 avril 2019 à 06:15

L’affaire du riz avarié en Côte d’Ivoire continue de livrer ses secrets. Les premières conséquences sont également tombées et ce sont deux grosses sociétés de la place qui paieront leur participation à ce scandale honteux.

Le riz avarié en Côte d’Ivoire a fait ses premières victimes

C’est dans un courrier daté du 26 avril 2019 que le ministère ivoirien du Commerce a annoncé la nouvelle. Les premières sanctions sont tombées dans l’affaire du riz avarié qui secoue le pays depuis le début du mois de mars dernier. Selon le communiqué du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la promotion des Pme, signé par son premier responsable en l’occurrence Souleymane Diarrassouba, deux entités dont la responsabilité a été déterminée dans le scandale du riz avarié en Côte d’Ivoire ont été sanctionnées.

À savoir Olam International Limited et Toumodi Sarl respectivement vendeur et acheteur du riz concerné. Elles écopent d’une interdiction sur leurs importation et exportation de riz sur une période de 12 mois. « Les mesures administratives suivantes sont prises : interdiction au vendeur du riz avarié, Olam international limited d’exporter du riz à destination de la Côte d’Ivoire pour une durée de 12 mois ; interdiction à la société alimentation Toumodi sarl acheteur du riz avarié d’importer du riz à destination de la Côte d’Ivoire pour une durée de 12 mois », livre le document qui précise que cette décision précédant les décisions définitives des enquêtes en cours s’inscrit dans l’application de la loi 2016-410 du 15 juin 2016 relative à la répression des fraudes et des falsifications en matière de vente des biens ou services.

Du riz aux ordures

Parallèlement, le ministre du Commerce a fait remarquer que le processus de destruction du riz avarié enclenché le 16 avril dernier se poursuivait sereinement. Avec à ce jour 2100 tonnes déjà détruites, le ministre a assuré de la prise de dispositions sécuritaires efficaces pour encadrer l’acheminement du riz de la zone portuaire vers le centre d’enfouissement technique de Kossihouen où s’effectue la destruction de la cargaison incriminée et l’incinération de ses emballages. L’objectif étant d’éviter une quelconque fuite et favoriser ainsi la circulation du riz avarié en Côte d’Ivoire comme craint initialement par les associations de consommateurs.


Les enquêtes elles aussi se poursuivent pour déterminer toutes les responsabilités et prononcer d’éventuelles sanctions pénales contre les auteurs de ce forfait.



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