Cameroun : Des gardes du corps de Paul Biya condamnés

Des gardes du corps de Paul Biya condamnés
Par K. Richard Kouassi
Publié le 04 juillet 2019 à 14:46 | mis à jour le 04 juillet 2019 à 15:00

Des gardes du corps du président camerounais, Paul Biya, ont été condamnés par la justice de la Suisse. Ils avaient été arrêtés mardi Genève après avoir agressé un journaliste.

Des proches de Paul Biya dans les mailles de la justice suisse

La semaine dernière, Adrien Krause, journaliste de la RTS (Radio télévision suisse), a été agressé par des gardes du corps de Paul Biya, rapportent plusieurs médias suisses. En fait, le journaliste couvrait une manifestation des opposants camerounais se déroulant devant l'hôtel intercontinental de Genève. Apparemment, la présence de l'homme de média, qui filmait les événements, n'était pas du goût de la garde rapproché de Paul Biya. Ils ont donc jeté leur dévolu sur Adrien Krause.

Grâce à des caméras de surveillance, la scène de l'agression de l'employé de la RTS a pu être filmée et les auteurs de cet acte ont été identifiés. Selon Tribune Genève, un journal suisse, les mis en cause ont comparu devant les tribunaux mercredi 3 juillet 2019.

La Radio télévision suisse affirme que les gardes de corps du président du Cameroun ont été condamnés pour "contrainte, dommages matériels et appropriation illégitime". "Les six protagonistes ont été condamnés en fin de journée pour contrainte et appropriation illégitime. Certains l’ont été aussi pour dommages à la propriété", écrit Le Temps, un journal suisse.

Ils ont écopé de peine d'au moins trois mois de prison avec sursis. Le matériel du journaliste, faut-il le souligner, a été endommagé au cours de son agression. "Ses effets personnels et son matériel professionnel ont été emportés par les sbires du chef d’Etat africain avant d’être restitués dans leur intégralité sur intervention d’un négociateur de la police. Des objets ont été endommagés", confirme Le Temps.


Antonio Hodgers, président du gouvernement genevois, s'était insurgé contre l'acte posé par les gardes du corps de Paul Biya. Il dénonçait un événement "totalement inacceptable".