Henri Konan Bédié: Ouattara lui prépare une surprise désagréable

Alassane Ouattara, chef de l'Etat ivoirien
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 10 février 2020 à 10:02 | mis à jour le 10 février 2020 à 10:02

Le projet de réforme de la constitution ivoirienne, comme annoncé par le chef de l’Etat Alassane Ouattara, devrait être dans les prochains jours, soumis à l’approbation des députés.

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A en croire Jeune afrique, il ne serait pas surprenant de voir la Côte d’Ivoire passer d’un système électoral à deux tours à un scrutin uninominal majoritaire à un seul tour. Même si le chef de l’Etat ivoirien n’a, pour l’instant, pas encore tranché à ce sujet, il n’en demeure pas moins une piste pouvant permettre au RHDP, son parti politique, de contrecarrer les plans de l’opposition dans le cadre du scrutin présidentiel de 2020.

Le PDCI-RDA du président Henri Konan Bédié et le FPI, membres des plateformes EDS et CDRP, envisagent en effet un front commun contre le RHDP en cas d'un second tour au scrutin présidentiel prochain.

"A la présidentielle de 2020, nos deux partis auront chacun un candidat et si jamais, c'est le PDCI-RDA qui arrive au second tour et comme ce sera certainement le cas, le FPI, s'il n'y est pas, nous donnera ses voix et inversement, le PDCI-RDA lui donnera ses suffrages", révélait en mai 2019, Jean Louis Billon, secrétaire exécutif du PDCI, chargé de la communication et de la propagande du parti.

La possibilité d’une candidature unique de l’opposition serait difficilement envisageable au premier tour de l'élection présidentielle de 2020. Ce cas de figure sera envisageable par contre au second tour au cas où seulement l'un d'eux accèdait à cette étape du scrutin. Une option qui compromettrait réellement les chances de l’opposition de faire tomber le régime Ouattara au soir du 31 octobre 2020 au cas où l’idée d’un scrutin à un seul tour était validée dans ce projet portant sur la modification de la loi fondamentale ivoirienne.


Une fois les modifications apportées, la nouvelle constitution devrait être approuvée à la majorité des deux tiers (236 députés) de l’Assemblée nationale en congrès ordinaire avant fin avril.