Jean Bonin : "C'est par la politique que Gbagbo devrait être libéré"

Par K. Richard Kouassi | Publié le 21 février 2020 à 16:03 | mis à jour le 21 février 2020 à 16:28

Dans une interview accordée à afrique-sur7.fr, Jean Bonin Kouadio, secrétaire général adjoint du Front populaire ivoirien (FPI), version Affi N'guessan, en charge de la communication et du marketing politique, s'est exprimé sur la liberté sous condition de Laurent Gbagbo. Pour lui, l'ancien chef de l'Etat ivoirien est tout simplement engagé dans un procès politique.

Jean Bonin parle de la libération définitive de Laurent Gbagbo

Jean Bonin Kouadio fait partie des cadres du Front populaire ivoirien proches d'Affi N'guessan. Dans la lutte pour la paternité du parti à la rose, l'homme a pris fait et cause pour le député de Bongouanou. Secrétaire général chargé de la communication et du marketing politique au sein de cette autre aile du parti créé par Laurent Gbagbo, le candidat malheureux aux élections municipales de 2018 dans la commune de Dimbokro (centre de la Côte d'Ivoire) s'est prêté aux questions d'afrique-sur7.fr, alors qu'il séjournait en France.

Au cours des échanges, ce cadre du FPI n'a pas caché son optimisme quant à la libération définitive de Laurent Gbagbo. "Il a déjà été acquitté. Aujourd'hui, malheureusement, tout le monde s'en rend compte. Et le président Affi N'guessan l'avait dit depuis longtemps", a déclaré Jean Bonin. Poursuivant, Jean Bonin Kouadio a fait remarquer que "Laurent Gbagbo est un prisonnier politique", avant d'ajouter que "c'est par la politique qu'il devrait être libéré".

Il va plus loin en confiant que la libération de l'ex-président ivoirien ne dépend pas "uniquement" du droit. "Le droit a déjà été dit. Pourquoi est-il toujours en détention", a-t-il interrogé. Et ce fidèle d'Affi N'guessan de répondre : "Simplement parce que les politiques qui ont intérêt à ce qu'il reste à la CPI, au moins jusqu'en octobre 2020, s'activent pour l'y maintenir."

Laurent Gbagbo a été jugé par la Cour pénale internationale pour des faits de crimes contre l'humanité qui auraient été commis au cours de la crise postélectorale de 2010-2011. Le fondateur du FPI a été acquitté par les juges de la CPI le 15 janvier 2019. Il est en liberté sous condition en Belgique depuis le 1er février de la même année et attend sa libération définitive. Le 6 février 2020 s'est tenu une audience au cours de laquelle ses avocats ont demandé sa mise en liberté totale. La dernière décision revient aux juges qui doivent rendre leur verdict.