Soro condamné : Alphonse Soro crie le silence coupable de Macron

Alphonse Soro interpelle la France sur le cas de son mentor
Par K. Richard Kouassi
Publié le 01 mai 2020 à 12:13 | mis à jour le 01 mai 2020 à 13:28

Guillaume Soro a été condamné par la justice ivoirienne le mardi 28 avril 2020. Jugé pour détournement de deniers publics et recel de biens, le patron de Générations et peuples solidaires (GPS) devra aussi payer une amende de 4,5 milliards de francs CFA. L'ancien Premier ministre ivoirien est privé de ses droits civiques pendant 5 ans. L'un de ses proches, Alphonse Soro, très remonté suite à la condamnation de son mentor, a pointé un doigt accusateur sur la France d'Emmanuel, l'ONU, l'Union africaine et la CEDEAO.

Alphonse Soro interpelle la France sur le cas de son mentor

Candidat à la présidentielle d'octobre 2020, Guillaume Soro vient d'être condamné par la justice de son pays. L'ex-chef rebelle est frappé par une peine de 20 ans de prison ferme, assortie d'une amende de 4,5 milliards de francs CFA et de 5 ans de privation de ses droits civiques.

Le verdict des juges ivoiriens est tombé malgré l'injonction de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) de surseoir aux poursuites judiciaires contre le député de Ferké et des proches. Alassane Ouattara a même sorti la Côte d'Ivoire de la cour basée à Arusha pour "graves et intolérables agissements" qu'aurait commis l'organisation.

Alphonse Soro, proche de l'ex-président de l'Assemblée nationale, s'est dressé contre cette décision judiciaire. Dans une publication sur sa page Facebook, le fondateur de l'Alliance nationale pour le changement (ANC) a interpellé la France, la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), l'Union africaine, l'ONU et les Etats-Unis sur le dossier de Guillaume Soro.

"On renvoie de l’administration publique tous ceux qui n’adhèrent pas à un parti politique ; la Commission électorale est taillée sur mesure et contrôlée à 95 % par le parti au pouvoir ; le Code électoral est imposé par ordonnance sans débat et en pleine pandémie mondiale de covid 19 ; la révision de la liste électorale est organisée à guichets fermés en plein état d’urgence et de couvre-feu ; la nouvelle constitution adoptée il y a à peine 3 ans est remodelée à la veille des élections présidentielles ; des députés sont arrêtés et emprisonnés au mépris de leur immunité parlementaire", a déploré l'ancien membre de la jeunesse du Rassemblement des républicains (RDR).

Pendant qu'on "distribue les condamnations à 20 ans à tous les adversaires potentiels de la prochaine élection présidentielle", Alphonse Soro se dit surpris par l’attitude de la France d' Emmanuel Macron.


Il a invité le président français à sortir de son silence coupable afin de venir "au secours des petits-enfants d'Houphouët qui n'aspirent qu'à la paix et la stabilité".




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