Danièle Boni Claverie réclame une transition sans Ouattara

Boni Claverie continue de réclamer une transition en Côte d'Ivoire
Par K. Richard Kouassi
Publié le 23 octobre 2020 à 15:21 | mis à jour le 23 octobre 2020 à 16:31

Danièle Boni Claverie fait partie des personnalités politiques à avoir très tôt réclamé une transition en Côte d'Ivoire. La présidente de l'URD (Union républicaine pour la démocratie, opposition) se réjouit du fait qu'à une semaine de la tenue de l'élection présidentielle, "l’ensemble de l’opposition ait intégré la probabilité d’une transition politique comme seule voie de sortie de la crise qui depuis 2011 ronge les fondements de la Nation".

"A compter du 1er novembre, le président Ouattara n’a plus de légitimité" (Danièle Boni Claverie)

À travers une publication sur sa page Facebook, Danièle Boni Claverie a encore exprimé son souhait de voir une transition politique en Côte d'Ivoire. L'opposante ivoirienne estime que l'actuel président ivoirien ne devrait pas conduire ladite transition. Ci-dessous l'intégralité de Boni Claverie :

Nous nous réjouissons de ce que l’ensemble de l’opposition ait intégré la probabilité d’une transition politique comme seule voie de sortie de la crise qui depuis 2011 ronge les fondements de la Nation. En 2015, l’URD a été parmi les premiers partis à envisager cette possibilité et il faut bien le dire, on nous avait pris à l’époque pour des illuminés. La plateforme de l’opposition unie n’a pas encore débattu de cette problématique et les opinions qui s’expriment aujourd’hui relèvent des schémas et des analyses spécifiques à chaque parti, mais l’essentiel est fait à savoir l’acceptation d’une transition démocratique qui permette aux Ivoiriens d’écrire ensemble un nouveau contrat social.

Pour l’URD et nous l’avons répété à maintes reprises, une transition s’impose ; elle permettra de tout mettre à plat, de repartir sur de nouvelles bases pour aboutir à l’instauration d’un régime démocratique, sain, durable et à un système électoral efficace.

Cependant mon parti estime qu’à compter du 1er novembre, le président Ouattara n’a plus de légitimité. Mis hors-jeu et la légalité étant rompue, une transition sans Ado s’impose.


Dans une transition, la cheville ouvrière du nouveau contrat social en chantier repose sur l’Assemblée constituante qui regroupe toutes les forces vives du pays, dont le RHDP. Son mandat sera de proposer une nouvelle Constitution consensuelle, un nouveau processus électoral inclusif et de réformer nos Institutions trop politisées et inféodées au régime. Le peuple de Côte d’Ivoire a trop souffert depuis 9 ans et mérite que l’on se penche sur les maux qui le minent. Pauvreté, santé, éducation sont des domaines qui ne peuvent être mis entre parenthèses et la transition doit s’en emparer. Seule la réconciliation pourra recréer l’unité nationale sans laquelle rien de durable ne peut s’inscrire et le futur gouvernement de transition ne doit pas reproduire les luttes de pouvoir dont la classe politique ivoirienne est experte. La paix n’a pas de prix. Elle se bâtit à travers des sacrifices, mais pas par des compromissions.




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