2020: Boni Claverie à Ouattara "La transition politique se précise"

CEI: Comment Boni Claverie (URD) a accueilli la décision de la Cour africaine
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 16 juillet 2020 à 18:16 | mis à jour le 16 juillet 2020 à 18:16

Danièle Boni Claverie, président de l’URD, a exprimé sa satisfaction suite à l’arrêt rendu, mercredi 15 juillet 2020, par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

CEI: Comment Boni Claverie (URD) a accueilli la décision de la Cour africaine

«En tant qu’opposante, je me réjouis de cette décision de la Cour et je félicite le PDCI pour cette initiative qui confond tous les arguments développés jusqu’ici par le Pouvoir », s’est réjoui l’ancienne ministre de la Communication. Danièle Boni Claverie a donné les raisons véritables du rejet par l’opposition ivoirienne de l'actuelle Commission électorale indépendante (CEI). « L’opposition ne reconnaît pas la CEI parce qu’elle n’est ni neutre ni impartiale. C’est une Institution téléguidée, instrumentalisée et au seul service du gouvernement Rhdp », a-t-elle expliqué.

Dans la décision rendue mercredi 15 juillet 2020, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, enjoint le gouvernement ivoirien de reprendre les élections dans les commissions locales dominées à près de 90% par le parti au pouvoir. La Cour ordonne par ailleurs à l’Etat ivoirien de revoir le processus de nomination des représentants des partis d'opposition et de la Société Civile au sein de la CEI, en leur confiant entièrement cette tâche; et cela, dans un délai de 3 mois.

«C’est une victoire du droit sur l’approximation juridique qui caractérise le régime du Président Ouattara. La Côte d’Ivoire vient à nouveau de se faire rappeler à l’ordre et ce mauvais point qui lui est donné, n’a rien d’honorable pour notre pays », déclare Danièle Boni Claverie. Qui appelle le régime Ouattara à l'ouverture d'un dialogue inclusif avec l'opposition.


«Il est temps pour le régime en place d’accepter l’ouverture d’un dialogue inclusif réunissant le Président Bédié, le Président Laurent Gbagbo, Soro Guillaume et toute l’opposition significative. La paix et la stabilité de notre pays méritent bien des sacrifices et la transition politique qui se précise de plus en plus, exige que toutes les forces vives dressent ensemble un cahier de charges de sortie de crise pour sauver la Côte d’Ivoire", a-t-elle confié.