Benjamin Tehe (LIDER) : "Ouattara est dans une voie sans issue"

Benjamin Tehe, cadre de LIDER
Par K. Richard Kouassi
Publié le 29 octobre 2020 à 14:57 | mis à jour le 29 octobre 2020 à 15:22

Benjamin Tehe est un cadre de Liberté et démocratie pour la République (LIDER), un parti politique d'opposition fondé par Mamadou Koulibaly, ancien président de l'Assemblée nationale sous Laurent Gbagbo. Dans une interview accordée à son service de communication, le délégué régional à l'implantation Allemagne-Autriche annonce la fin du régime d'Alassane Ouattara.

Benjamin Tehe annonce la fin du régime de Ouattara

Alassane Ouattara brigue un 3e mandat présidentiel. À 78 ans, le président ivoirien assure que sa candidature est un ultime sacrifice qu'il consent à faire au nom de la Côte d'Ivoire. Mais pour ses adversaires politiques, le chef de l'Etat veut au contraire tenter un passage en force, surtout que la Constitution lui interdirait de se porter candidat après son second quiquennat.

Pascal Affi N'guessan et Henri Konan Bédié, dont les candidatures ont été validées par le Conseil constitutionnel, refusent de participer au scrutin. D'ailleurs, ils ont appelé les Ivoiriens à boycotter l'élection présidentielle prévue le samedi 31 octobre 2020.

Pour Benjamin Tehe, proche de Mamadou Koulibaly, "Alassane Ouattara avance dans une voie sans issue. Il court à sa perte. Il est dans un engrenage dangereux et cela est bien dommage. Il sait qu’il n’y aura pas d’élection le 31 octobre".

Le délégué régional de Liberté et démocratie pour la République, chargé de l'Allemagne et de l'Autriche, est convaincu que toute la "mise en scène" du candidat du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix) "est vouée à l'échec".

Benjamin Tehe soutient que "la solution, c’est le dialogue direct avec l’opposition en acceptant les conditions qui sont prescrites par la Constitution auxquelles se sont ajoutées les revendications annexes".


"S’il ne veut pas entendre raison alors nous allons l’aider à réaliser son rêve pour enfin libérer le pays", a prévenu sans mettre de gants celui que l'on surnomme le "général Tehe".






Articles les plus lus