Macron confirme le "coup d'Etat" de Guillaume Soro contre Ouattara

Pourquoi  Macron ne veut plus de Guillaume  Soro à Paris
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 20 novembre 2020 à 16:04 | mis à jour le 20 novembre 2020 à 16:06

Guillaume Soro, ex-chef du Parlement ivoirien, est actuellement indésirable en France, pays où il avait trouvé refuge après avoir quitté la Côte d'Ivoire suite à des dissensions politiques avec le régime Ouattara.

Pourquoi la France ne veut plus de Guillaume Soro sur son territoire

Exilé en France depuis le 23 décembre 2019 après son retour manqué à Abidjan, Guillaume Soro n'est plus le bienvenu dans l’Hexagone. C’est le président français Emmanuel Macron qui a donné l’information au cours d'une interview accordée à Jeune Afrique. Raison invoquée: son appel à un soulèvement des forces armées ivoiriennes contre le régime du président Ouattara, lancé au lendemain de l'élection présidentielle du 31 octobre.

« Je demande à vous soldats, sous-officiers, officiers supérieurs et officiers généraux de notre armée, de vous regarder dans le miroir de votre âme et de votre conscience et d'agir pour stopper les tueries, pour préserver notre pays de pogroms, pour préserver la paix et la concorde. Agir pour redonner à notre Constitution ses lettres de noblesse », avait lancé Guillaume Soro.

Pour Emmanuel Macron, il ne faut pas confondre liberté et appel à la subversion. « Il (Soro) n’a pas à créer le désordre et sa présence n’est pas souhaitée sur notre territoire tant qu’il se comportera de cette manière », a lâché le président Français qui confirme ainsi la rumeur selon laquelle l'ex chef rebelle ivoirien avait été sommé de quitter la France depuis son appel à l'insurrection armée.


Même si Macron dit n'avoir pas "directement" donné l'ordre pour qu'il en soit ainsi, il confie cependant que "nous ne souhaitons pas qu’il (Soro) mène des actions de déstabilisation depuis le sol français. Autant nous pouvons accueillir des combattants de la liberté et toute personne qui serait menacée chez elle, autant nous n’avons pas vocation à protéger des activistes qui cherchent à déstabiliser un pays », a-t-il prévenu.




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