Tunisie : La vice-présidente de l'Assemblée nationale en difficulté

Tunisie : La vice-présidente de l'Assemblée nationale en difficulté
Par K. Richard Kouassi
Publié le 15 janvier 2021 à 12:43 | mis à jour le 15 janvier 2021 à 13:07

Samira Chaouachi, la vice-présidente de l'Assemblée nationale de la Tunisie, traverse en ce moment une période difficile. En effet, le Parti destourien libre (PDL) vient de lancer une motion de censure pour le retrait de confiance à la parlementaire tunisienne, a-t-on appris dans un communiqué publié le jeudi 14 janvier 2021.

Tunisie : La vice-présidente de l'Assemblée nationale bientôt destituée ?

Dans sa note publiée le jeudi 14 janvier 2021, le Parti destourien libre (PDL) soutient que Samira Chaouachi est "devenue un outil aux mains de Rached Ghannouchi contre les députés" de la Tunisie. La vice-présidente de l'Assemblée nationale tunisienne est accusée de "harceler et de censurer les opposants et de permettre à ses alliés de commettre tous les abus, notamment d'insulter et d'agresser ses collègues". En outre, le PDL lui reproche d'être devenue "un outil de censure utilisée par le président du Parlement pour frapper l'opposition lorsqu'elle dirige les séances plénières".

Le Parti destourien libre a lancé une pétition visant à demander de retrait de la confiance de la première vice-présidente du Conseil Samira Chaouachi, qui est devenue le gros bâton mis par son président pour agresser les voix de l'opposition lors de ses séances et demande à tous les députés de signer ladite pétition.


Il faut préciser qu’Abri Moussi, la présidente du bloc Parti destourien libre avait déjà engagé une motion pour le retrait de la confiance du président de l'Assemblée des représentants du peuple, à savoir Rached Ghannouchi. "Le bloc du parti constitutionnel libre condamne de la manière approuvée la conduite des différentes structures de la Chambre des représentants du peuple et condamne la compatibilité des différents bras de la coalition parlementaire à utiliser la violence, les insultes et la déformation contre la présidente du bloc et son représentant au bureau de la chambre et dénonce la logique de la domination pour interdire sa voix", peut-on lire dans le communiqué.






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