Cameroun : 1 500 employés du barrage de Nachtigal en colère

Cameroun : 1 500 employés du barrage de Nachtigal en colère
Par K. Richard Kouassi
Publié le 04 février 2021 à 15:32 | mis à jour le 04 février 2021 à 16:03

L'actualité au Cameroun a été secouée par un mouvement d'humeur de 1 500 employés du barrage de Nachtigal qui réclamaient de meilleures conditions de travail, a-t-on appris auprès de la presse locale.

Les employés du barrage de Nachtigal réclament une augmentation de salaire

Les employés du barrage de Nachtigal ne sont pas du tout contents. Ils l'ont fait savoir le mercredi 3 février 2021 au cours d'une grève. Ces 1 500 travailleurs exigent une augmentation de salaire net à hauteur de 65 %, le calcul des salaires du mois de janvier sur la base du pointage manuel et le recours au pointage manuel en cas de défaillance du pointage électronique, fait remarquer le site Bledparle.

Les travailleurs, précise notre source, avaient entrepris sans succès des démarches auprès de la direction. Cependant, ils demeurent disposés à échanger avec le directeur de projet tout comme le directeur des affaires financières. Déterminés à obtenir satisfaction de leurs revendications, les travailleurs du barrage Nachtigal menacent de durcir le ton.

Il faut rappeler le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Nachtigal Amont de 420 MW sur le fleuve Sanaga au Cameroun est une priorité pour l’État du Cameroun dans la mesure où il lui permettra de disposer d’une source additionnelle importante de production d’électricité stable à l’horizon 2020. Il s’inscrit dans un vaste programme de valorisation du potentiel hydroélectrique du bassin de la Sanaga.

Le projet est mené par la société camerounaise Nachtigal Hydro Power Company (NHPC) qui a vu le jour le 7 juillet 2016 par les autorités camerounaises, l'Électricité de France, la Société financière internationale, Africa 50 et STOA.


Pour rappel, le lundi 6 janvier 2020, une autre grève avait déjà été signalée sur le chantier de construction du barrage de Nachtigal. Les grévistes s'insurgeaient contre le mauvais traitement, le non-paiement des primes et le non-respect des clauses contractuelles. Ils avaient même exigé le départ des entreprises Jess Assistance et de Melt Group.






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