La Ligue Ivoirienne des Droits des femmes a fait des précisions relativement au procès de l’ancien footballeur ivoirien, Abdoulaye Traoré dit Ben Badi, accusé de viol sur une jeune fille.

La Ligue Ivoirienne des Droits des femmes: « Monsieur Traoré Abdoulaye dit Ben Badi est accusé de viol et de pratiques humiliantes et dégradantes, indignes »

Une activiste répondant au nom de Maalika l’impacteuse, a annoncé, le lundi 8 mars 2021, que l’ancien international ivoirien Abdoulaye Traoré dit Ben Badi, champion d’Afrique 1992 avec les Éléphants de Côte d’Ivoire, avait été déféré à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA ), pour des faits de viol aggravé sur une jeune femme de 19 ans.

A en croire l’activiste, la victime avait avoué avoir eu une première relation sexuelle consentante avec l’ex-footballeur mais ce dernier l’avait ensuite forcée à avoir d’autres rapports sexuels alors qu’elle n’en voulait plus.

 »Il a envoyé la jeune fille à Bouaké, et quand ils sont arrivés, ils ont eu un premier rapport consentant, et c’est après cela, elle est partie voir ses cousins. À son retour, Ben Badi est tombé en transe… et il a commencé à la frapper ; il l’a trimbalée du hall de l’hôtel jusqu’à la chambre ; il l’a bastonnée et il a fait d’elle ce qu’il en voulait  », a expliqué Maalika l’impacteuse.

Mais le mardi 30 mars 2021, l’on apprendra que l’ancienne gloire du football ivoirien a été libéré et que le verdict du procès a conclu un « délit non constitué » car la présumée victime aurait avoué n’avoir pas été violée par l’ex-footballeur mais, qu’elle aurait été consentante lors des rapports sexuels.

Face à cette rumeur, la Ligue Ivoirienne des Droits des femmes, est montée au créneau afin d’apporter des précisions. ‘’…La procédure d’instruction devant le juge d’instruction est en cours. Selon les informations (…), celle-ci (la victime) n’a jamais affirmé qu’il y a eu des rapports consentis…. Monsieur Traoré Abdoulaye dit Ben Badi est accusé de viol et de pratiques humiliantes et dégradantes, indignes d’une personne présentée comme une icône nationale. Monsieur Traoré Abdoulaye demeure inculpé et placé sous contrôle judiciaire‘’, informe La Ligue.

‘’La Ligue Ivoirienne des Droits des femmes s’insurge contre de telles pratiques journalistiques qui sont non seulement contraires au code déontologique et éthique de la presse mais qui mettent aussi à mal la réputation de la presse ivoirienne. « La Ligue » interpelle l’Autorité Nationale de la Presse sur ce fait. En outre, la diffusion de cette fake news porte préjudice à la survivante tant du point de vue moral que psychologique. La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes sollicite un accompagnement du Ministère de la Femme sur cette affaire. En ce mois de mars dédié aux droits de la femme, La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes encourage toutes les forces vives de notre pays à s’unir afin de mettre fin à toutes formes de violences basées sur le genre‘’, a-t-elle insisté.