Algérie : un mois pour connecter toutes les administrations
L‘Algérie veut que ses administrations se parlent enfin. Le président Abdelmadjid Tebboune a fixé un délai d’un mois pour connecter les systèmes publics entre eux, lors du Conseil des ministres du dimanche 12 juillet 2026. L’outil central de cette opération est le Centre national des données. L’objectif est d’élargir les services numériques accessibles aux citoyens.
Algérie : Abdelmadjid Tebboune fixe le chrono pour une transformation numérique
Le chef de l’État a aussi décidé que l’allocation touristique serait désormais versée par carte bancaire, une mesure provisoire pour limiter les détournements et garder une trace des paiements. Sur le fond, relier les administrations entre elles, c’est résoudre un problème que tout citoyen connaît : devoir fournir les mêmes documents à chaque guichet, encore et encore. Quand les systèmes communiquent, les données circulent automatiquement d’une institution à l’autre.
Le citoyen ne refait plus ce qu’il a déjà fait. C’est aussi le socle sur lequel repose le portail national « Dzair Digital Services », que le gouvernement continue de déployer pour dématérialiser les démarches administratives.
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Cette décision intervient quelques jours après l’inauguration du Centre national algérien des services numériques à Alger. Le complexe comprend deux centres de données à Alger et à Blida, construits selon les standards internationaux avec une disponibilité annoncée à 99,98 %.
Les autorités le présentent comme la première infrastructure numérique souveraine du pays. Il est destiné à héberger les données des administrations et à garantir la continuité des services en ligne. En février, le premier Data Center national avait décroché la certification Tier III Design de l’Uptime Institute.
Un chantier qui dépasse les guichets
L’Algérie empile les briques. En février déjà, le pays a lancé sa Plateforme nationale de gouvernance des données pour harmoniser la gestion des données publiques. Maintenant, il s’agit de faire tourner l’ensemble à plein régime. L’interconnexion des administrations n’est pas une fin en soi.
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Elle conditionne aussi l’avenir de la stratégie nationale d’intelligence artificielle et du portail de services numériques, deux projets qui ne peuvent pas avancer sans un partage fiable et sécurisé des données publiques.
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