Attaque de Niamey : Tiani menace Ouattara, Talon et Macron

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Au lendemain de l’attaque de Niamey, Abdourahamane Tiani s’est porté sur les lieux ciblés. Sur place, il a constaté les dégâts et salué la riposte apportée par l’armée. Dans son message, il a accusé le président Patrice Talon du Bénin, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et le président français Emmanuel Macron de soutenir les assaillants qui ont frappé dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026. L’attaque n’est jusque-là revendiquée par aucun groupe terroriste opérant habituellement dans la zone.

Tiani contre Ouattara, Talon et Macron : escalade verbale après l’attaque de Niamey

L’attaque qui a ciblé la base 101 et, de façon plus globale, l’aéroport du Niger s’est soldée par la neutralisation de 20 assaillants et l’arrestation de 11 autres dont la majorité est blessée. Du côté de l’armée, les autorités comptent 4 militaires blessés. Les dégâts matériels ne sont pas insignifiants : un stock de munitions brûlé et des aéronefs civils touchés par balles. Selon le président de la transition nigérienne, le général Tiani, cette attaque est l’œuvre de « mercenaires téléguidés ».

Comme d’habitude, le chef du régime militaire de Niamey voit des mains invisibles derrière l’acte des assaillants. Il accuse explicitement le président ivoirien Alassane Ouattara, le président béninois Patrice Talon et le président Emmanuel Macron de sponsoriser les mercenaires. « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara : nous les avons suffisamment entendus aboyer, qu’ils s’apprêtent eux aussi à nous entendre rugir », menace le général Tiani qui n’est pas à sa première accusation contre ces trois chefs d’État.

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Depuis sa prise de fonction par coup d’État, le général Abdourahamane Tiani n’a de cesse d’accuser les autorités ivoiriennes et béninoises de complicité avec la France dont les troupes ont été chassées de Niamey. Il est convaincu que celles-ci seraient dans un plan ourdi pour déstabiliser son régime. Malgré les assurances et la bonne foi démontrées par le Bénin pour rassurer le Niger, Tiani persiste dans ses allégations. Les relations entre les deux pays se sont totalement dégradées nonobstant les efforts fournis dans le sens d’une reprise normale des liens diplomatiques.

Frontière Niger – Bénin fermée : symbole d’un conflit sans fin

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La frontière Bénin – Niger, symbole de ce bras de fer interminable, est restée fermée jusque-là. Le général Tiani accuse le Bénin d’abriter des bases militaires françaises sur son territoire. Une allégation permanente qui a plombé tout espoir de la réouverture de la frontière. En novembre 2025, le président nigérien a déclaré que : « Tant que la situation n’évolue pas du côté du Bénin, le Niger n’a d’autre choix que de maintenir cette frontière fermée. L’ouvrir reviendrait à trahir les aspirations du peuple nigérien ».

La fermeture de la frontière entre le Bénin et le Niger remonte à juillet 2023 à la suite du coup d’État contre le régime de Mohamed Bazoum. Le Bénin avait fermé en premier la frontière conformément aux sanctions prises par la CEDEAO contre le régime militaire de Niamey. Conformément à une autre décision de la CEDEAO qui a levé les sanctions, le Bénin a procédé à la réouverture de la frontière. Mais le Niger a maintenu sa frontière fermée, invoquant des raisons sécuritaires.


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