Burkina Faso : Bobo-Dioulasso accueille l’usine de textile souveraine
Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ouvre officiellement les portes d’un mégacomplexe industriel dédié à la transformation intégrale de la fibre blanche ce mercredi 9 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso. L’infrastructure baptisée Complexe textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF) s’installe dans la localité de Logofourousso. Cette implantation d’envergure vise à fabriquer des tissus, des uniformes et des tenues civiles afin de briser la dépendance du pays vis-à-vis des importations de vêtements de la place.
Burkina Faso : l’infrastructure livre des volumes industriels massifs
La mise en service de cette unité de production industrielle modifie en profondeur la cartographie manufacturière de la sous-région. L’usine affiche une capacité technique immédiate de 20 millions de mètres de tissu par an pour les ateliers de tissage. Les lignes de confection peuvent assembler jusqu’à 6 millions de tenues annuelles, complétées par une production de masse de tee-shirts et d’articles de bonneterie. La direction planifie une montée en puissance progressive pour traiter à terme un volume de 50 000 tonnes de coton brut par an. Les gestionnaires ciblent la couverture des besoins des structures de sécurité intérieures avant de déployer l’offre commerciale sur les marchés internationaux.
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Ismaël Kiswendsida Diaouari refuse l’exode de la valeur
La stratégie de développement de la filière agro-industrielle s’attaque au modèle économique colonial basé sur l’envoi massif de matières premières sans traitement local. Le président du conseil d’administration Ismaël Kiswendsida Diaouari prend la parole pour justifier cet investissement massif de la République. « Un pays producteur de coton ne peut durablement laisser l’essentiel de la valeur ajoutée, des emplois et des savoir-faire associés à cette ressource se créer hors de ses frontières », martèle le général de brigade pour défendre l’autonomie nationale. Le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré valide cette orientation en élevant l’habillement au rang de besoin fondamental de souveraineté au même titre que la sécurité alimentaire.
L’industrialisation brise les anciens monopoles
Ce virage vers la transformation locale de la fibre rappelle l’essor initial du tissu manufacturier de Koudougou en 1970 sous la direction de la Voltex. Le cadrage industriel de l’époque, entièrement géré par la Compagnie française pour le développement des fibres textiles avant la création de la SOFITEX en 1974, démontre que la valorisation de la fibre blanche requiert un outil de tissage performant pour immuniser l’économie contre les chocs de prix internationaux.
L’essor de ces infrastructures modernes répond à la nécessité de créer des emplois stables pour la jeunesse en dehors des circuits d’extraction minière de la place. Les bilans d’exploitation prouvent que l’intégration verticale de la filière textile demeure indispensable pour maximiser les recettes douanières et fiscales. Ce jalon de développement confirme que l’indépendance économique exige un contrôle direct des chaînes de valeur pour asseoir la prospérité des bassins cotonniers du pays.
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Le capitaine Ibrahim Traoré a inauguré l’usine TEXFORCES-BF ce mercredi 9 septembre 2026 au Burkina Faso. Le complexe possède une capacité initiale de 20 millions de mètres de tissu par an pour confectionner les tenues militaires et civiles. Le président du conseil d’administration Ismaël Kiswendsida Diaouari affirme que ce projet vise à retenir la valeur ajoutée du coton au plan national.

