Burkina Faso : comment la Vidéo-verbalisation traque les chauffeurs
Vidéo-verbalisation routière active ses caméras de surveillance pour piéger les automobilistes en infraction au Burkina Faso. Le ministre de la Sécurité a présenté ce vendredi 4 septembre 2026, le bilan officiel de ce nouveau dispositif technologique à la fin de la période estivale.
Burkina Faso : Vidéo-verbalisation numérise le contrôle
Le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana a dévoilé les premiers résultats d’exploitation de ce réseau automatisé. Les dispositifs capturent et enregistrent les infractions en temps réel sur les axes routiers sans exiger la présence physique d’un agent de police. Les images basculent instantanément vers les services compétents pour identifier les plaques et émettre les contraventions correspondantes. La centralisation des données accélère le traitement des dossiers de la place. Dès son entrée en vigueur, le système électronique affichait déjà 1 083 infractions en douze heures de surveillance continue.
Les rapports confirment que le non-port de la ceinture de sécurité écrase les autres catégories avec 71,31 % des dossiers validés par les terminaux. Les excès de vitesse s’établissent à 15,36 % des cas captés tandis que le non-respect des feux tricolores grimpe à 12,26 % sur le réseau. L’usage du téléphone portable au volant ferme la marche de la base de données avec 1,07 % des saisies.
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La brigade traque les impayés
L’écart entre les sanctions émises et les encaissements réels fragilise la rentabilité financière de cette infrastructure de transport. Le Trésor public fait face à un faible taux de recouvrement qui limite l’impact budgétaire de la réforme technologique. Pour inverser cette tendance, le ministère de la Sécurité déploie une brigade spéciale pour rechercher les automobilistes en infraction. Les agents ciblent les contrevenants qui ne règlent pas leurs dettes dans les délais légaux.
Le contrôle automatisé n’a de valeur que si la sanction suit. Les autorités renforcent les contrôles d’identité aux barrages pour contraindre les usagers au paiement immédiat des amendes accumulées. Sur les 146,559 millions de francs CFA d’amendes générés en août, seulement 16,1 millions avaient été effectivement recouvrés au moment du bilan.
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Le basculement vers la surveillance routière par intelligence artificielle met en évidence les limites de la numérisation des services publics sans un assainissement des circuits de recouvrement. L’obligation de créer une brigade de recherche physique prouve que les notifications à distance se confrontent à l’absence de fichiers d’adresses fiables. L’écart entre les millions de francs générés et les sommes perçues démontre que l’automatisation crée une bulle de créances virtuelles pour le Trésor. En liant la sécurité routière à des performances algorithmiques, l’État valide un outil de contrôle mais échoue à stabiliser ses recettes immédiates. Cette transition confirme que l’efficacité d’un plan de transport connecté exige une réforme des systèmes de paiement pour rassurer les partenaires financiers de la république.
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Le Burkina Faso a capté 19 910 infractions en un mois grâce à son système de vidéo-verbalisation automatisé. Le non-port de la ceinture représente 71,31 % des cas enregistrés par le réseau. Sur 146,559 millions de francs CFA d’amendes émises, seuls 16,1 millions ont été recouvrés par l’État.