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CEMAC : après 16 ans d’attente, le FOGADAC accélère le renforcement de ses réserves

Régis BOCO
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CEMAC : après 16 ans d’attente, le FOGADAC accélère le renforcement de ses réserves
CEMAC : après 16 ans d’attente, le FOGADAC accélère le renforcement de ses réserves

Longtemps mis en veilleuse, le FOGADAC de la CEMAC, le dispositif sous-régional de garantie des dépôts, est aujourd’hui pleinement opérationnel. L’établissement bancaire renforce ses garanties et table sur un bas de laine de 1 000 milliards de FCFA à l’horizon d’une décennie.

CEMAC : le FOGADAC renforce progressivement sa capacité financière

Les caisses du Fonds de Garantie des Dépôts en Afrique Centrale (FOGADAC) continuent de gonfler, affichant 345,8 milliards FCFA de réserves fin juin 2026, contre 325,7 milliards un an auparavant. Validée par le gouverneur de la BEAC, cette hausse financière permet de mieux indemniser les épargnants si une banque fait faillite, tout en renforçant la solidité du secteur bancaire régional. Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a réaffirmé cet objectif suite à la réunion de la direction du FOGADAC, tenue le vendredi 17 juillet 2026 à Brazzaville. Les résultats de cet échange ont été diffusés ce lundi 20 juillet 2026. On y apprend que le bas de laine du fonds ne cesse de grandir.

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Le mardi 30 juin 2026, cette cagnotte touchait les 345,8 milliards FCFA, alors qu’elle stagnait à 325,7 milliards un an plus tôt. En parallèle, l’organisme compte 207 milliards FCFA placés sur les marchés, des investissements qui ont rapporté 8,38 milliards FCFA de gains sur la première moitié de l’année 2026. Cette montée en puissance financière doit donner au Fonds les coudées franches pour rembourser les épargnants si une banque vient à mordre la poussière. C’est aussi un excellent signal pour rassurer les clients sur la solidité des banques de la CEMAC.

Une gouvernance financière mieux organisée

Le comité de direction a validé plusieurs décisions visant à optimiser la gestion du fonds. La mise en place d’un comité d’investissement a été entérinée pour épauler la direction dans la sélection, le suivi et l’évaluation des actifs financiers du FOGADAC. Son rôle sera de sécuriser le patrimoine du Fonds tout en garantissant sa rentabilité. En outre, une nouvelle organisation des délégations de signature a été adoptée pour mieux superviser les transactions et sécuriser les procédures internes. La séance a également fait le point sur le recrutement des futurs directeurs des risques et des systèmes d’information.

Sur 206 dossiers reçus, une commission spéciale doit désormais départager trois finalistes pour chacun de ces deux postes. Par ailleurs, la société Homme & Développement a été mandatée pour concevoir le nouveau statut du personnel. Enfin, la direction a officialisé la nomination de Désiré Louzolo Tsoumbou en tant que secrétaire permanent, épaulé par Marcel Ombolo Andela au poste de secrétaire permanent adjoint.

Le fonds devient enfin pleinement opérationnel

Créé en 2009, le FOGADAC a pour mission de protéger les déposants en cas de faillite d’un établissement de crédit et de soutenir la stabilité financière dans la CEMAC. Pendant 16 ans, l’institution est restée sans véritable activité en raison du retard pris dans l’adoption des textes réglementaires nécessaires à son fonctionnement. Une première étape a été franchie le 24 juin 2025 avec la tenue de la première réunion du Comité de direction à Bangui. Quelque temps après, le 6 octobre 2025, le conseil d’administration a officiellement enclenché la mise en route du Fonds.

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Depuis ce nouveau départ, les dirigeants régionaux ont établi des bases juridiques inédites qui détaillent le fonctionnement du FOGADAC, ses rouages au quotidien et les modalités pour indemniser les clients bancaires. Renforcer les fonds propres et consolider la gouvernance représente un tournant majeur pour la structure. Sa faculté à rassembler 1 000 milliards de francs CFA de réserves à l’horizon 2036 servira de thermomètre essentiel pour évaluer la solidité du système de protection de l’épargne en Afrique centrale.

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