Côte d’Ivoire – BAD : 13,5 milliards FCFA débloqués pour le PIDACC-BN
La Côte d’Ivoire et la BAD scellent une alliance budgétaire directe pour débloquer une rallonge financière de 24,07 millions de dollars, soit environ 13,5 milliards de francs CFA à Bouaké. Les deux partenaires accélèrent les chantiers du Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger(PIDACC-BN) sous l’œil d’Elvire Joëlle Zouzou, directrice de cabinet déléguée par le ministre des Eaux et Forêts. Ces nouveaux crédits permettent de lancer la réhabilitation des massifs forestiers tout en protégeant les conditions de vie des communautés rurales de la zone centrale.
Côte d’Ivoire : un montage financier multipartite pour équiper les acteurs ruraux
La mobilisation des capitaux s’appuie sur un mécanisme conjoint associant un prêt concessionnel de 6,87 millions de dollars du Fonds africain de développement à un crédit de 12,6 millions de dollars. Le Programme d’investissement forestier injecte en complément une subvention de 1,9 million de dollars via les Fonds d’investissement climatiques, alors que l’État ivoirien verse une contrepartie nationale de 2,7 millions de dollars. Les équipes techniques ont validé ces montants lors d’une mission de supervision de terrain organisée du 14 au 24 septembre 2026. Ce suivi débouche sur la remise concrète de cent tricycles pour les groupements de pépiniéristes et de vingt-trois motocyclettes pour les encadreurs ruraux.
L’attribution de ces nouvelles ressources vise à étendre les pratiques agroforestières, à accélérer le reboisement et à structurer des filières agricoles durables. Présidant la cérémonie au nom du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, la directrice de cabinet Elvire Joëlle Zouzou rappelle les impératifs de performance assignés aux acteurs de terrain : « Nous avons les financements. Nous avons les partenaires. Nous avons les compétences techniques. Nous avons surtout des communautés qui attendent des résultats. Il nous appartient désormais de transformer ces moyens en résultats durables ».
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Côte d’Ivoire : la stratégie de la BAD pour restructurer l’ancienne boucle du cacao
L’alignement technique de ces capitaux sur les priorités du Plan national de développement garantit la viabilité des chantiers écologiques. Le chargé en chef du programme régional de la BAD pour l’Afrique de l’Ouest, Tandina Abdoulaye, valide d’ailleurs la trajectoire des actions menées sur le terrain : « C’est avec une grande fierte que la Banque africaine de développement apporte son appui à cette nouvelle phase du programme. Les resultats encourageants obtenus à ce jour demontrent que des investissements bien cibles peuvent restaurer les ecosystemes, renforcer la resilience des populations et ouvrir la voie à un developpement durable au benefice des communautes ».
Lancé en 2018, le PIDACC-BN regroupe les neuf États membres sous la coordination de l’Autorité du Bassin du Niger. Les interventions menées dans le sous-bassin ivoirien affichent déjà un bilan positif avec plus de 1,8 million de bénéficiaires enregistrés. Les nouveaux investissements se concentrent spécifiquement sur cinq provinces : le Gbêkê, le Bélier, l’Iffou, le Moronou et le N’Zi. Le plan de travail cible le soutien direct de 30 000 producteurs, en priorité les associations de femmes et de jeunes. Les opérations prévoient la production de plus de sept millions de plants forestiers, le reboisement de 6 000 hectares en agroforesterie, et la restauration de 3 300 hectares de réserves. Les moniteurs déploient enfin un encadrement technique pour encadrer le maraîchage, le petit élevage et les unités d’usinage local.
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L’initiative déploie ainsi une enveloppe complémentaire de 13,5 milliards FCFA à Bouaké afin de concrétiser les objectifs du projet environnemental PIDACC-BN. Les financements ciblent en priorité la restauration de 6 000 hectares de terres dégradées grâce aux techniques de l’agroforesterie. Ils permettent également de distribuer le matériel de transport requis pour appuyer directement l’activité de 30 000 exploitants agricoles des régions centrales.