Côte d’Ivoire : IMPACT IA secoue l’écosystème numérique
La deuxième édition du forum IMPACT IA s’est tenue ce jeudi 10 septembre 2026 en Côte d’Ivoire. Les décideurs nationaux se rassemblent à l’espace Latrille Event des Deux-Plateaux. L’exécutif ivoirien exige désormais le déploiement immédiat de solutions technologiques locales. Cette initiative vise à briser la dépendance du pays vis-à-vis des logiciels importés.
Côte d’Ivoire : Robert Beugré Mambé refuse la dépendance technologique
L’ouverture de ce sommet technologique majeur prend une tournure politique décisive sous l’impulsion du chef du gouvernement. Devant un parterre de dirigeants d’entreprises, de chercheurs et de partenaires financiers, le Premier ministre fixe une ligne directrice qui écarte toute logique de suivisme commercial vis-à-vis des puissances étrangères. « Notre ambition n’est pas simplement que la Côte d’Ivoire utilise l’intelligence artificielle. Notre ambition est qu’elle développe la capacité de la comprendre, de la maîtriser, de l’adapter et de l’utiliser au service de ses propres priorités », martèle Robert Beugré Mambé à la tribune. L’exécutif exige le développement d’algorithmes locaux capables de s’adapter aux réalités de l’administration publique, des centres de santé et des exploitations agricoles de l’arrière-pays.
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Djibril Ouattara dévoile les sept piliers stratégiques
La mise en œuvre de cette vision s’articule autour d’une feuille de route industrielle à l’horizon 2028 présentée par la tutelle sectorielle. Le ministre de la Transition numérique Djibril Ouattara expose le nouveau Plan d’accélération gouvernemental, directement connecté aux grandes orientations du Plan national de développement. « L’ambition qui nous réunit aujourd’hui s’inscrit dans la vision portée by le Président de la République, clairement traduite dans le PND 2026-2030, qui fait du numérique et de l’Intelligence Artificielle des leviers de transformation de notre économie », affirme le ministre.
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Le dispositif validé par l’exécutif se structure autour de sept piliers techniques majeurs, englobant l’extension de la connectivité réseau, la dématérialisation des services publics et la cybersécurité. Cette matrice intègre quarante projets prioritaires devant générer des résultats immédiats auprès des populations. Le ministre de la Transition numérique rejette les concepts abstraits pour exiger une culture du rendement technologique au sein des départements ministériels. « Notre responsabilité est désormais de transformer les priorités en projets, les projets en solutions, et les solutions en résultats concrets pour les Ivoiriens », formule Djibril Ouattara pour baliser la trajectoire des trois prochaines années.
L’AIGF planifie la gestion du spectre radioélectrique
L’expansion massive de ces outils de calcul accentue la pression sur les ressources invisibles de l’État, notamment les fréquences de retransmission de données. L’Agence ivoirienne de gestion des fréquences radioélectriques intervient au cœur des commissions techniques pour adapter l’attribution des bandes spectrales aux besoins des infrastructures émergentes. La multiplication des objets connectés sature les réseaux de transport d’informations s’ils ne font pas l’objet d’une régulation étroite.
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Les ingénieurs de l’institution publique s’activent pour éviter les brouillages électromagnétiques qui paralyseraient le déploiement des applications sur le terrain. « L’AIGF doit, au sortir d’ici, planifier et anticiper les demandes qui vont certainement s’accroître à l’avenir, notamment l’IA qui sera développée dans plusieurs domaines stratégiques du pays », explique Kouadio Romuald, chef du service contrôle des installations et équipements radioélectriques. Cette planification s’avère indispensable, car l’absence de fréquences disponibles interdirait toute velléité d’autonomie numérique pour les entreprises de la république.
Le projet d’Abidjan copie le modèle rwandais
Cette tentative ivoirienne de structurer une politique nationale de l’intelligence artificielle s’inspire directement de la stratégie nationale sur l’IA adoptée par le Rwanda en avril 2023. La comparaison des dispositifs montre que la république ivoirienne calque son Plan d’accélération sur le modèle de Kigali pour éviter la fragmentation des investissements technologiques entre ministères concurrents. Le gouvernement rwandais avait mobilisé une enveloppe initiale de 76 millions de dollars pour financer ses serveurs et ses centres de calcul souverains, une trajectoire budgétaire qu’Abidjan tente désormais de dupliquer à travers les quarante projets de sa feuille de route.
Toutefois, la réussite de ce mimétisme institutionnel se heurte à la réalité du tissu industriel local. Contrairement à l’écosystème rwandais fortement centralisé autour d’un pôle unique, la Côte d’Ivoire doit composer avec un marché fragmenté où les startups d’Abidjan peinent à collaborer avec les grands groupes industriels de la place. L’alimentation énergétique continue des supercalculateurs impose d’injecter des fonds publics pour stabiliser l’hébergement local des données.
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Le gouvernement ivoirien a lancé le Plan d’accélération 2026-2028 de l’intelligence artificielle lors du forum IMPACT IA qui a démarré ce mercredi 9 septembre et s’achève ce vendredi 11 septembre 2026 à Abidjan. Le Premier ministre Robert Beugré Mambé exige une maîtrise locale des technologies pour résoudre les défis économiques. Le plan s’articule autour de 7 piliers et 40 projets, appuyés par l’AIGF pour la planification des fréquences.