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FIF : Idriss Diallo – Malick Tohé, déjà la brouille ?

Cochimau HOUNGBADJI
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FIF : Idriss Diallo – Malick Tohé, déjà la brouille ?
FIF : Idriss Diallo – Malick Tohé, déjà la brouille ?

À deux jours de l’assemblée générale élective de Yamoussoukro, une petite phrase d’Idriss Diallo du, président sortant de la Fédération ivoirienne de football, affirmant n’avoir « jamais demandé à Malick Tohé de se retirer », a ravivé des rancœurs. Selon nos informations, des proches de Malick Tohé proposent de faire quelque chose. Mais quoi ?

FIF : « Je n’ai jamais demandé à Malick Tohé de se retirer », la bourde d’Idriss Diallo ?

La phrase n’aurait dû être qu’une formalité. Elle est devenue un caillou dans la chaussure d’une campagne que ses promoteurs voulaient sans aspérité. En effet, interrogé sur les conditions du ralliement de Malick Tohé, Idriss Diallo, président sortant de la Fédération ivoirienne de football (FIF) et candidat à sa propre succession, a lâché sur La 3, la télévision ivoirienne, le mercredi 9 septembre 2026 : « Je n’ai jamais demandé à Malick de se retirer. » Une manière, pour l’intéressé, de souligner qu’aucune pression n’a pesé sur son ancien concurrent ?

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Pourtant, dans le camp Tohé, la formule a été reçue tout autrement. « Il croyait bien dire », résume un membre de l’équipe de campagne, qui y voit surtout une façon de minimiser le geste de celui qui a renoncé à sa candidature pour rejoindre une liste commune. Depuis, les susceptibilités se sont rallumées, et certains redoutent « une ambiance délétère pour la suite ».

Une rumeur, puis un précédent

Pour comprendre la crispation, il faut remonter quelques semaines en arrière. Lorsque les rumeurs d’un rapprochement entre les deux hommes ont commencé à circuler, une déclaration a circulé dans les cercles du football ivoirien, attribuée à Idriss Diallo : « Même si Jupiter signe l’accord, c’est moi le président. On verra après l’élection. À la FIFA, il y a un seul nom, le mien, pas de vice-président exécutif. »

À l’époque, l’attribution de ces propos au président sortant avait été jugée douteuse par plusieurs sources, et le camp Diallo n’y avait donné aucune suite. La petite phrase de cette semaine y a rétrospectivement donné une résonance nouvelle. « Ce qui paraissait une intox ressemble aujourd’hui à un programme », grince un observateur.

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Car les griefs ne se limitent pas à une formule malheureuse. Ils dessinent, selon plusieurs interlocuteurs contactés, un faisceau d’attitudes convergentes. Lors de la cérémonie d’ouverture de la campagne, le nom de Malick Tohé n’a pas été prononcé. Aucun remerciement, aucune mention du ralliement. « Aucune adresse à Malick Tohé tout au long de la campagne », déplore une source. Plusieurs sources affirment qu’Idriss Diallo a refusé d’assumer publiquement le contenu des discussions ayant conduit à la liste commune.

Une accusation en coulisses

Après l’annonce d’une interview télévisée de l’ancien international Guy Demel, le camp du président sortant a imputé à l’entourage de Malick Tohé la manœuvre d’un « agent » supposé à l’origine de cette prise de parole. Des soutiens du président Diallo, sans attendre l’interview, se sont livrés à du harcèlement dans les groupes de discussion contre l’adjoint Faé, NCI et le journaliste Malick Traoré. Les commentaires de tous ordres sont le signe qu’il n’y a pas de trêve ni de détail pour eux, et d’aucuns lient même la petite phrase du président Diallo à cette mauvaise humeur des siens à propos de la sortie de Guy Demel, prévue ce jeudi 10 septembre 2026 sur NCI.

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Le coordonnateur général, un allié de bonne foi

Paradoxe de cette affaire : le coordonnateur général de la campagne ( directeur de campagne de fait après avoir refusé le poste quand il n’était pas encore d’accord ), dont l’engagement « entier » a été salué jusque dans les rangs de l’ancien rival, est décrit comme « de bonne foi et très engagé ». Et c’est bien la ligne du candidat lui-même qui interroge.

Deux lectures s’affrontent. La première, indulgente, y voit un « baroud d’honneur » : un président habitué à régner seul qui peine à admettre, jusque dans son vocabulaire, qu’il doit désormais son avance à un accord. La seconde, plus sombre, considère que la petite phrase « donne une idée des coups bas à venir » et qu’il faut « s’y attendre ». « C’est tout l’homme qui est ainsi », tranche un observateur de longue date du football ivoirien.

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En 2022, la crise qui a failli exploser et conduire à la rupture quatre ans plus tard avait commencé quelques jours aussitôt après la victoire. Pourvu que cette fois-ci la petite phrase et les petites frustrations accumulées ne mettent pas à mal l’union nouvelle scellée pour le mandat 2026-2030.

Rédigé par

Cochimau HOUNGBADJI

Web Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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