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Koné Katinan en garde à vue : le PPA-CI dénonce un « traquenard judiciaire »

Cochimau HOUNGBADJI
(mis à jour le 11/09/2026 à 14:11)
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Côte d'Ivoire : l'opposant Koné katinan déposé en prison
Côte d’Ivoire : l’opposant Koné katinan déposé en prison

Convoqué suite à une plainte du RHDP, l’opposant Koné Katinan est gardé à vue. Il n’est pas retourné chez lui après avoir répondu à la convocation le 9 septembre 2026. Aux dernières nouvelles, il continue de répondre aux questions des enquêteurs. À l’occasion de la conférence de presse du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement s’est prononcé sur cette actualité. Le PPA-CI a également opiné sur le placement en garde à vue de son 4e vice-président.

Côte d’Ivoire : Koné Katinan en garde, le gouvernement pour la critique sans contre-vérités

Convoqué pour « diffamation, injures et fausses nouvelles » après ses accusations contre le RHDP, le 4ᵉ vice-président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) est soumis aux questions des enquêteurs depuis la journée du 9 septembre. Selon certaines indiscrétions, Koné Katinan pourrait être déféré devant le parquet. L’opposant s’est retrouvé dans cette situation à la suite des déclarations faites dans sa dernière sortie. En analysant l’actualité, notamment celle portant sur l’orpaillage illégal, le collaborateur de Laurent Gbagbo a indexé le régime du RHDP. Il a indiqué que le parti présidentiel est le « seul responsable » de l’orpaillage illégal et de tous les autres maux qui minent le développement du pays.

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Le 3 septembre 2026, lors d’une conférence de presse, Justin Katinan Koné avait mis en cause la responsabilité qu’il attribue au pouvoir RHDP dans le développement de l’orpaillage clandestin, en établissant un lien avec la rébellion armée de 2002. Le 7 septembre, le secrétaire exécutif du RHDP, Ibrahim Cissé Bacongo, a saisi le procureur de la République et porté plainte contre Justin Katinan Koné et Laurent Gbagbo pour diffamation.

Les accusations de Koné Katinan ont choqué plus d’un dans les rangs des membres et cadres du RHDP. C’est ainsi que le parti a décidé de porter plainte. Une source interne du parti a confié qu’il ne s’agit pas d’une manœuvre politique. À l’en croire, la plainte a été déposée pour permettre à Koné Katinan de justifier ses accusations par des preuves tangibles.

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Le gouvernement s’éloigne de l’affaire

Interrogé sur le sujet, le porte-parole du gouvernement rappelle que ce n’est pas l’exécutif qui a porté plainte. Amadou Coulibaly répond qu’il n’est pas la personne indiquée pour parler de cette plainte car il est dans la posture de porte-parole du gouvernement. « Vous imaginez bien que je vais vous demander de poser la question au RHDP. Moi, je suis ici au titre du gouvernement. Le gouvernement n’a pas porté plainte et, à ce que je sache, le gouvernement n’a pas été indexé. Si le gouvernement s’était senti diffamé, il aurait très certainement porté plainte, parce que nous ne pouvons pas accepter la diffamation, d’où qu’elle vienne. »

Nous, nous sommes un gouvernement ouvert. Nous acceptons la critique, la critique constructive, mais quand il s’agit de dire des contre-vérités, en général, ici, je réponds à toutes les contre-vérités, et sans gants.

Amadou Coulibaly

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Pour le porte-parole du gouvernement, convoquer quelqu’un, fût-il opposant, pour qu’il réponde de ses propos « n’a absolument rien à voir avec le jeu démocratique ». « Nous sommes un pays de liberté d’expression, mais, je le répète très souvent, ici, la liberté d’expression s’accompagne aussi d’un sens de la responsabilité. On ne peut pas, au nom de la liberté d’expression, dire des contre-vérités. À partir de ce moment-là, il appartient à celui qui estime avoir été diffamé ou insulté de saisir la justice, qui doit régler ce genre de problème », a déclaré Amadou Coulibaly.

Le PPA-CI dénonce un « traquenard judiciaire »

Le PPA-CI dénonce la plainte déposée contre son 4ᵉ vice-président, Koné Katinan, par le RHDP. Le parti confirme que cette procédure fait suite aux critiques formulées par son responsable sur le phénomène de l’orpaillage clandestin et illégal en Côte d’Ivoire. Le parti exige l’arrêt immédiat des procédures visant Justin Katinan Koné. Il affirme que dénoncer des faits de gouvernance et défendre le patrimoine national relèvent du droit constitutionnel et du devoir citoyen.

Enfin, le parti appelle ses militants, ses sympathisants et les démocrates ivoiriens à rester vigilants et mobilisés. Le PPA-CI indique également qu’il se réserve le droit de saisir les organisations nationales et internationales de défense des droits fondamentaux face à ce qu’il considère comme une « dérive autoritaire du pouvoir ».

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Convoqué par la police, Justin Katinan Koné s’est présenté le 9 septembre à la préfecture de police, accompagné de responsables du PPA-CI. Il lui a été notifié que la plainte portait notamment sur des faits de diffamation, d’injures et de diffusion de fausses nouvelles. Ses avocats ont alors invoqué son statut d’ancien ministre et les dispositions de la loi de 2005 qui « indiquent clairement qu’il faut que la Cour de cassation soit d’abord saisie et qu’elle autorise qu’un ancien membre du gouvernement soit entendu dans une procédure judiciaire. »

Le PPA-CI dénonce le traquenard judiciaire tendu par le gouvernement au PPA-CI, car profitant d’une plainte à caractère civil du RHDP il introduit une plainte à caractère politique contre le Ministre Katinan KONÉ pour une affaire, soi-disant de troubles à l’ordre public, à l’occasion de l’élection présidentielle d’octobre 2025.

Déclaration de presse du PPA-CI

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Selon le PPA-CI, les enquêteurs ont ensuite évoqué une autre accusation, celle de trouble à l’ordre public, en lien avec l’élection présidentielle d’octobre 2025. C’est sur la base de cette seconde accusation que Koné Katinan a été maintenu en garde à vue dans la nuit du 9 au 10 septembre. Selon le parti, son audition devait reprendre le vendredi 11 septembre à 14 heures.
Sur le plan politique, le PPA-CI dénonce ce qu’il qualifie de « harcèlement judiciaire » contre ses cadres et militants. Le parti de Laurent Gbagbo accuse le pouvoir RHDP de chercher à criminaliser la parole de l’opposition et de recourir à la justice pour répondre aux critiques portant sur sa gestion du pays.

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Cochimau HOUNGBADJI

Web Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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