Côte d’Ivoire : Koné Katinan en garde à vue, le gouvernement réagit
Convoqué suite à une plainte du RHDP, l’opposant Koné Katinan est gardé à vue. Il n’est pas retourné chez lui après avoir répondu à la convocation le 9 septembre 2026. Aux dernières nouvelles, il continue de répondre aux questions des enquêteurs. À l’occasion de la conférence de presse du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement s’est prononcé sur cette actualité.
Côte d’Ivoire : Koné Katinan en garde, le gouvernement pour la critique sans contre-vérités
Convoqué pour « diffamation, injures et fausses nouvelles » après ses accusations contre le RHDP, le 4ᵉ vice-président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) est soumis aux questions des enquêteurs depuis la journée du 9 septembre. Selon certaines indiscrétions, Koné Katinan pourrait être déféré devant le parquet. L’opposant s’est retrouvé dans cette situation à la suite des déclarations faites dans sa dernière sortie. En analysant l’actualité, notamment celle portant sur l’orpaillage illégal, le collaborateur de Laurent Gbagbo a indexé le régime du RHDP. Il a indiqué que le parti présidentiel est le « seul responsable » de l’orpaillage illégal et de tous les autres maux qui minent le développement du pays.
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Les accusations de Koné Katinan ont choqué plus d’un dans les rangs des membres et cadres du RHDP. C’est ainsi que le parti a décidé de porter plainte. Une source interne du parti a confié qu’il ne s’agit pas d’une manœuvre politique. À l’en croire, la plainte a été déposée pour permettre à Koné Katinan de justifier ses accusations par des preuves tangibles.
Le gouvernement s’éloigne de l’affaire
Interrogé sur le sujet, le porte-parole du gouvernement rappelle que ce n’est pas l’exécutif qui a porté plainte. Amadou Coulibaly répond qu’il n’est pas la personne indiquée pour parler de cette plainte car il est dans la posture de porte-parole du gouvernement. « Vous imaginez bien que je vais vous demander de poser la question au RHDP. Moi, je suis ici au titre du gouvernement. Le gouvernement n’a pas porté plainte et, à ce que je sache, le gouvernement n’a pas été indexé. Si le gouvernement s’était senti diffamé, il aurait très certainement porté plainte, parce que nous ne pouvons pas accepter la diffamation, d’où qu’elle vienne. »
Nous, nous sommes un gouvernement ouvert. Nous acceptons la critique, la critique constructive, mais quand il s’agit de dire des contre-vérités, en général, ici, je réponds à toutes les contre-vérités, et sans gants.
Amadou Coulibaly
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Pour le porte-parole du gouvernement, convoquer quelqu’un, fût-il opposant, pour qu’il réponde de ses propos « n’a absolument rien à voir avec le jeu démocratique ». « Nous sommes un pays de liberté d’expression, mais, je le répète très souvent, ici, la liberté d’expression s’accompagne aussi d’un sens de la responsabilité. On ne peut pas, au nom de la liberté d’expression, dire des contre-vérités. À partir de ce moment-là, il appartient à celui qui estime avoir été diffamé ou insulté de saisir la justice, qui doit régler ce genre de problème », a déclaré Amadou Coulibaly.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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