Côte d’Ivoire : les préfets s’activent contre l’orpaillage
Le Conseil national de sécurité bouscule les lignes en Côte d’Ivoire. L’institution boucle un atelier national de concertation à Yamoussoukro ce samedi 5 septembre 2026. Cette session stratégique s’était ouverte le jeudi 3 septembre. Le corps préfectoral valide un tournant opérationnel drastique. Cette session face au corps préfectoral valide un tournant opérationnel drastique. Les autorités préfectorales signent un engagement public et ambitieux : l’éradication totale de l’orpaillage illégal dans leurs circonscriptions doit aboutir dans un délai de six mois.
Côte d’Ivoire : le secrétaire Fidèle Sarassoro impose la fermeté totale
La rencontre, présidée par le ministre et secrétaire exécutif du CNS Fidèle Sarassoro, s’est tenue en présence des ministres Abou Bamba, Vagondo Diomandé et Assahoré Konan Jacques. Les préfets de région ont partagé leurs expériences de terrain pour briser les blocages opérationnels, le renforcement du renseignement, l’amélioration de la coordination territoriale et l’application effective des sanctions constituent les nouvelles priorités de l’exécutif. Sur le volet de la surveillance technologique, le préfet de l’Indénié-Djuablin Kouadio Kouassi Eugène déploie déjà un dispositif de surveillance par drones qui survolent le département au moins une fois par semaine. Ce maillage technique hebdomadaire permet de détecter toute nouvelle installation et de faire remonter rapidement les informations aux parquets généraux pour lancer les assauts.
Lire aussi : Côte d’Ivoire – Orpaillage illégal : une enquête parlementaire annoncée
La réhabilitation territoriale exige une coordination transnationale
Les participants à l’atelier national ont insisté sur l’étroite corrélation entre le démantèlement des sites et la mise en œuvre de programmes de Travaux à haute intensité de main-d’œuvre. La réhabilitation des espaces dégradés exige un virage stratégique : les autorités locales lient le démantèlement des sites à un renforcement de la coopération avec les pays frontaliers. Cette alliance transfrontalière cible la pollution des cours d’eau partagés tout en coupant les circuits logistiques transnationaux qui approvisionnent les camps clandestins.
Le secrétaire exécutif Fidèle Sarassoro impose la fermeté de l’État : « Notre pays ne peut tolérer que des individus ou des réseaux organisés, au mépris de nos lois, dégradent nos terres, polluent nos cours d’eau, détruisent nos forêts et compromettent l’avenir de nos enfants ». Les critères de réussite de cette stratégie nationale s’articulent autour d’actions directes. Les autorités lient l’éradication des sites à la rigueur de la coordination territoriale. La rapidité des décisions opérationnelles et une fermeté absolue dans l’application des sanctions de la place guident le mouvement.
Lire aussi : Côte d’Ivoire – Orpaillage illégal : Mamadou Sangafowa-Coulibaly déploie un plan à Aboisso
Le passif environnemental menace l’économie de la Côte d’Ivoire
Le basculement de l’orpaillage illégal vers des structures de réseaux organisés met en lumière l’épuisement des modèles de gestion traditionnels. La simultanéité entre l’engagement du corps préfectoral et la prolifération des sites clandestins révèle l’incapacité des budgets locaux à supporter seuls le coût de la décontamination des nappes phréatiques. L’obligation de mobiliser des financements publics pour restaurer les terres prouve que l’activité clandestine génère des pertes sèches durables pour l’économie des régions.
Dès lors, le pays entre dans une phase où le contrôle effectif des marges commerciales et la surveillance douanière deviennent les uniques leviers pour couper les circuits transnationaux. Sans une exécution rigoureuse de ce plan de six mois, le passif accumulé sur le terrain menace de tarir la rentabilité financière des investissements publics de l’État dans l’arrière-pays.
Lire aussi : Côte d’Ivoire : des matériels d’orpailleurs illégaux détruits
Les préfets ivoiriens se donnent six mois pour éradiquer l’orpaillage illégal lors de l’atelier du CNS clos le samedi 5 septembre 2026. La stratégie repose sur des drones, déjà actifs dans l’Indénié-Djuablin, et une coopération transfrontalière. Fidèle Sarassoro exige des sanctions fermes pour stopper la contamination des cours d’eau.