Côte d’Ivoire – Orpaillage illégal : Mamadou Sangafowa-Coulibaly déploie un plan à Aboisso
Mamadou Sangafowa-Coulibaly s’attaque aux réseaux miniers illégaux. Le ministre des Mines déploie le plan d’action communautaire à Aboisso ce jeudi 3 septembre 2026. L’autorité coordonne cette offensive de terrain avec les chefs coutumiers pour éteindre l’orpaillage clandestin au cœur des plantations du Sud-Comoé.
Mamadou Sangafowa-Coulibaly implique la chefferie contre l’orpaillage
Cette nouvelle manœuvre associe directement les forces de sécurité et les autorités traditionnelles du pays. Le ministre pilote les opérations sur les pistes aux côtés d’Eugène Aka Aouelé. Le Roi Nanan Awoulay Amon Tanoé rejoint également le dispositif de surveillance. L’État s’appuie sur la vigilance citoyenne. Les villageois surveillent les accès aux forêts. Cette garde rurale bloque l’infiltration des bandes informelles. Le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly fixe d’ailleurs ce cap lors des débats de place : « Depuis 2012-2013, le gouvernement a érigé en priorité la lutte contre l’exploitation illégale de nos ressources naturelles, notamment l’orpaillage illégal.
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Le gouvernement n’a pas arrêté d’adresser la question. Mais ce phénomène persiste parce que le « tout répression » ne suffit pas. Il faut que nous mettions les communautés au cœur de la recherche de solutions », explique le ministre lors de son discours d’ouverture. Les autorités ciblent la cohésion rurale pour neutraliser les comptoirs d’achat clandestins. Le patron des Mines insiste sur la responsabilité des populations locales : « Les seules localités où le phénomène d’orpaillage illégal n’a pas pu prospérer sont les localités où les communautés ont dit non ».
Le démantèlement de 31 périmètres d’extraction illicite
La cartographie administrative de la région met en évidence l’ampleur des circuits de l’économie souterraine. Les forces de l’ordre opèrent le démantèlement de 31 sites d’extraction illicite au cours de cette campagne. L’extraction non réglementée d’or provoque de lourdes fuites de recettes fiscales pour le Trésor public. L’orpaillage illégal détruit les sols cultivables et alimente les circuits financiers clandestins dans les provinces. Les infiltrations de mercure polluent gravement les bassins versants et menacent la productivité des plantations agricoles environnantes. Pour endiguer ce fléau économique, le ministère propose la création de couloirs artisanaux réglementés. Le projet vise à transformer cette activité clandestine en emplois déclarés pour retenir la jeunesse dans le circuit légal.
L’impact de la décentralisation de la surveillance minière
Ce pivot vers la gouvernance communautaire met en évidence l’essoufflement d’un modèle répressif incapable de contenir à lui seul l’orpaillage clandestin depuis plus d’une décennie. Le constat des limites de la force publique depuis 2012-2013 démontre que l’intervention militaire reste vaine sans une adhésion sociale des populations de l’arrière-pays pour verrouiller les accès aux gisements. La persistance des 31 périmètres illicites dans le Sud-Comoé illustre comment l’économie souterraine s’enracine au détriment des revenus fiscaux du Trésor et de la pérennité foncière des terroirs.
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En dressant les chefferies coutumières en filtres d’exclusion, l’État cherche à transférer la responsabilité de la protection du capital naturel directement à ceux qui en tirent leur subsistance quotidienne. Cette réorientation confirme que la sauvegarde des filières agricoles contre la pollution au mercure exige un arbitrage communautaire rigoureux, capable de substituer l’artisanat encadré aux enclaves informelles.
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Mamadou Sangafowa-Coulibaly a lancé le 5e volet de la lutte contre l’orpaillage clandestin ce jeudi 3 septembre 2026 à Aboisso. Le ministre des Mines s’appuie sur les chefs traditionnels pour remplacer le modèle répressif par une vigilance communautaire. Les forces de l’ordre ont démantelé 31 sites illégaux dans le Sud-Comoé.