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Côte d’Ivoire – Cacao : Ahoua Don Mello critique le prix fixé par le gouvernement

Régis BOCO
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Côte d'Ivoire - Cacao : Ahoua Don Mello critique le prix fixé par le gouvernement
Côte d’Ivoire – Cacao : Ahoua Don Mello critique le prix fixé par le gouvernement

Ahoua Don Mello conteste vivement la fixation du barème national de la filière cacaoyère en Côte d’Ivoire. La figure de l’opposition critique les orientations de l’exécutif pour dénoncer le tarif de 1 200 francs CFA le kilogramme et remettre en cause le modèle de régulation.

Côte d’Ivoire-Cacao : l’opposant Ahoua Don Mello réclame des comptes publics

Le débat autour du prix bord-champ s’étend désormais au champ politique. Ahoua Don Mello insiste sur la sévérité du contrecoup financier subi par les exploitations agricoles. L’achat du kilogramme passe brutalement du sommet historique de 2 800 francs CFA lors de la récolte 2025-2026 à 1 200 francs CFA cette saison. L’Organisation interprofessionnelle agricole invoque de son côté les contraintes imposées par la volatilité des cours mondiaux pour justifier cet arbitrage.

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Cette justification liée à la conjoncture internationale ne suffit pas à calmer la fronde des planteurs. Cette situation interroge l’efficacité même du modèle de stabilisation. L’opposant pointe du doigt la gestion du fonds de réserve. Ce mécanisme est théoriquement configuré pour lisser les cycles baissiers et amortir le choc financier.

L’opposant farouche exige un audit de la réserve financière

L’opposant exige un contrôle transparent de ces ressources financières accumulées durant les périodes de hauts cours. Ahoua Don Mello demande des comptes clairs sur l’affectation réelle de ces liquidités de réserve. Cette incertitude tarifaire s’ajoute à une crise de commercialisation marquée par l’engorgement des fèves sur le terrain. Depuis le début de l’année 2026, de nombreuses coopératives peinent à liquider leurs récoltes. Les blocages opérationnels frappent en particulier les régions de l’Est du pays. Cette dépréciation locale crée un différentiel d’arbitrage dangereux avec le Ghana voisin. Le déséquilibre stimule les circuits de contrebande transfrontalière et provoque l’évasion des volumes hors du contrôle de l’État.

Ahoua Don Mello prône l’entrepreneuriat des planteurs

Face à ce constat de fragilité, Ahoua Don Mello appelle à abandonner le modèle d’exportation brute de matière première. Il s’agit de capturer la valeur ajoutée directement au niveau national. Les objectifs gouvernementaux visent un taux de transformation locale de 100 % à l’horizon 2030. L’économiste plaide pour une mutation profonde du statut juridique des paysans. Les producteurs de fèves doivent évoluer vers un statut d’entrepreneurs agricoles intégrés à la chaîne de valeur du chocolat. Cette transformation industrielle locale reste le seul levier pour sécuriser l’avenir économique de l’ensemble de la filière. La recherche d’une autonomie structurelle doit prémunir les communautés rurales contre les variations brutales des prix mondiaux.

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Ahoua Don Mello met en relief la fragilité structurelle

Le décrochage brutal de la tarification obligatoire met en évidence les limites fonctionnelles d’un système de régulation face aux fluctuations brutales des bourses mondiales. Le passage d’un sommet de 2 800 francs CFA à un tarif de 1 200 francs CFA révèle la difficulté opérationnelle à maintenir l’équilibre des revenus lorsque les mécanismes de lissage du fonds de réserve s’avèrent insuffisants pour contenir le repli de la conjoncture. Cette crise de commercialisation, illustrée par l’engorgement prolongé des récoltes dans les zones de brousse de l’Est depuis le début de l’année 2026, engendre une vulnérabilité immédiate pour la trésorerie des coopératives de base.

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En l’absence d’une harmonisation des barèmes avec les places frontalières, le différentiel de prix avec le marché ghanéen active mécaniquement des circuits de fuite informels échappant au contrôle douanier de l’État. La mutation des producteurs vers l’entrepreneuriat agricole et le traitement de la matière première au niveau national apparaissent ainsi comme la seule alternative technique pour soustraire la valeur ajoutée locale à la dépendance exclusive des expéditions brutes.

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Ahoua Don Mello critique le prix du cacao à 1 200 francs CFA en Côte d’Ivoire. L’opposant dénonce l’échec du fonds de stabilisation après le record de 2 800 francs CFA et exige un audit public. Il alerte sur les risques de contrebande vers le Ghana et prône la transformation locale d’ici 2030.

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