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Côte d’Ivoire : privé du bétail burkinabè, le marché ivoirien fragilisé

Patrice Dama
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Côte d'Ivoire : privé du bétail burkinabè, le marché ivoirien fragilisé
Côte d’Ivoire : privé du bétail burkinabè, le marché ivoirien fragilisé

En Côte d’Ivoire, la suspension de l’exportation de bétail par le Burkina Faso suscite des inquiétudes. La Côte d’Ivoire étant l’un des pays de la sous-région qui s’approvisionne le plus sur le marché burkinabè devra trouver une autre alternative. Le Conseil national de lutte contre la vie chère (CNLVC) préconise une stratégie basée sur la production locale, mais des doutes subsistent sur la capacité à satisfaire la demande du marché intérieur.

Bétail burkinabè bloqué : crainte de pénurie en Côte d’Ivoire ?

À quelques jours de la fête de la Tabaski, le Burkina Faso bloque l’exportation du bétail vers les pays voisins. La Côte d’Ivoire est l’un des pays les plus touchés par cette mesure. Selon les autorités burkinabè, cette décision est guidée par le souci de favoriser la consommation locale. Mais cela n’est pas sans conséquences pour les pays importateurs. En Côte d’Ivoire, des craintes d’une pénurie de moutons taraudent les esprits. En effet, pour satisfaire ses besoins en bétail, la Côte d’Ivoire est fournie par des pays voisins, principalement le Burkina Faso. Avec la suspension de l’exportation au Burkina Faso, c’est donc une solution principale qui se ferme pour Abidjan.

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Pour faire face au risque de pénurie, le pays devra se rabattre sur les autres voisins qui n’apportent certainement pas un approvisionnement à la hauteur de ce qu’apporte habituellement le Burkina Faso. Mais pour le Conseil national de lutte contre la vie chère (CNLVC), il faut miser sur la production locale. Dans une intervention rapportée par l’AIP, Dr Ranie-Didice Bah-Koné, secrétaire exécutive du CNLVC, a assuré que l’élevage local « se porte de mieux en mieux ». Selon l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), elle a ajouté que l’élevage local est en mesure de « répondre aux besoins du marché tant à Abidjan qu’à l’intérieur du pays ».

Soutenir la production locale

Pour renforcer la production locale et faire d’elle un véritable moyen d’indépendance vis-à-vis des marchés extérieurs, le gouvernement est appelé à appuyer les éleveurs. Cette aide peut se traduire par des financements, des accompagnements techniques et logistiques. L’objectif à terme, c’est de produire suffisamment pour éviter une pénurie lorsqu’un fournisseur étranger décide de suspendre ses exportations.

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Par ailleurs, il faut souligner que la suspension des exportations de bétail par le gouvernement d’Ibrahim Traoré n’est pas sans conséquence pour les vendeurs de bétail burkinabè. Certains dénoncent une « décision brusque » qui remet en cause toutes leurs prévisions pour la campagne de commercialisation. « La décision est brusque donc ça nous pénalise beaucoup », a confié un vendeur qui affirme avoir déjà reçu de l’argent pour plusieurs commandes provenant de pays voisins.

Rédigé par

Patrice Dama

Je suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.

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