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Espace OAPI : l’ingénierie financière s’impose pour aider les PME

Régis BOCO
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Espace OAPI : l'ingénierie financière s'impose pour aider les PME
Espace OAPI : l’ingénierie financière s’impose pour aider les PME

L’ingénierie financière liée aux actifs incorporels s’invite en priorité dans les plans de croissance des pays africains. L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle focalise ses travaux sur le crédit aux petites et moyennes entreprises innovantes ce dimanche 13 septembre 2026. Le président du Conseil d’administration, le ministre ivoirien Kalil Konaté, pilote ce chantier pour muer les brevets, les marques et les dessins industriels en collatéraux acceptables. Ce dispositif technique vise à transformer ces droits en outils bancables devant les établissements financiers de la place.

L’ingénierie financière affronte le défi bancaire des PME

La monétisation du capital d’innovation se heurte au refus des banques commerciales d’assumer les risques du secteur. Les PME portent pourtant la création d’emplois et la diversification économique locale. Actuellement, la détention de procédés industriels ou de savoir-faire certifiés n’offre aucune capacité d’endettement immédiate. Les prêteurs refusent de valider ces titres comme des sûretés d’exploitation courantes. Le pivot technique exige de fixer des normes d’évaluation financière rigoureuses pour inscrire ces actifs au rang de garanties réelles. L’institution déploie d’urgence plusieurs leviers opérationnels afin de débloquer l’accès au crédit privé.

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L’OAPI déploie des instruments financiers régionaux

L’opérationnalisation d’un mécanisme de garantie dédié, élaboré en partenariat avec l’African Guarantee Fund, vise à partager le risque de crédit avec les banques partenaires lorsqu’elles financent des actifs immatériels. Ce dispositif de dérisquage s’accompagne du lancement de la deuxième édition de la sélection des projets à fort impact économique basés sur l’exploitation industrielle de titres de propriété intellectuelle.

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Le Conseil d’administration rappelle d’ailleurs que les débats s’articulent cette année autour du mot d’ordre « Propriété intellectuelle et financement des PME innovantes ». Sur le volet de la valorisation et des marchés, l’organisation prépare le dixième Salon africain de l’invention et de l’entreprise innovante prévu du 5 au 7 octobre 2026 à Niamey pour connecter les inventeurs aux fonds de capital-risque.

Le modèle ivoirien valorise les titres et le terroir

Leader dans la zone régionale pour le volume de dépôt de titres de propriété industrielle, la Côte d’Ivoire sert de laboratoire pour la valorisation du capital intellectuel. Sous la conduite de l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle, Abidjan déploie une stratégie articulée autour de trois axes économiques précis. L’implantation de modules d’apprentissage et de clubs d’innovation baptisés INVENT’DEMAIN dans le secondaire technique et le supérieur promeut le modèle Reproduire, Adapter, Innover.

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Sur le plan agricole, le développement d’indications géographiques et de marques collectives sur des filières comme le riz de Danané, la mangue ou le beurre de karité sécurise les revenus des producteurs ruraux. La démarche se boucle par un dialogue renforcé avec le secteur bancaire pour unifier les critères d’évaluation des actifs incorporels dans le cadre des demandes de crédit.

Le modèle ivoirien domine l’OAPI

Cette avance de la Côte d’Ivoire s’appuie sur une hégémonie statistique consolidée tout au long des exercices annuels précédents au sein de l’OAPI. Les bilans officiels d’activité révèlent que le pays capte régulièrement plus de 25 % de l’ensemble des dépôts de titres enregistrés auprès de cette direction centrale. Les inventeurs et les structures de la place maintiennent un rythme d’enregistrement de plus de 400 marques et dessins industriels par an. Cette régularité historique dans la protection des actifs incorporels auprès de l’OAPI justifie le choix d’Abidjan comme pôle de référence technique pour expérimenter les nouveaux mécanismes de refinancement bancaire.

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L‘OAPI a centré ses réformes du dimanche 13 septembre 2026 sur le financement des PME innovantes par les actifs immatériels. Le ministre Kalil Konaté préconise de transformer les brevets, marques et dessins en garanties bancaires à travers un accord avec l’African Guarantee Fund. Le modèle intègre la labellisation agricole du riz de Danané ou du beurre de karité et la préparation du salon de Niamey.

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