Ghana : le prix du cacao en hausse
Contrairement à la Côte d’Ivoire qui a maintenu le prix bord champ garanti aux producteurs à 1 200 FCFA/Kg, le Ghana monte la barre. Le prix du cacao passé à 42 400 cedis la tonne. Détaillé en kilogramme, ce prix est en hausse par rapport à celui garanti aux producteurs ivoiriens. Cette disparité des prix suscitent à des interrogations quant aux mécanismes de fixations et le cadre défini par les deux pays pour collaborer ensemble.
Ghana : le prix du cacao fixé à plus de 2 000 FCFA/kg
Deuxième producteur de cacao au monde, le Ghana revoit à la hausse le prix garanti aux planteurs. Le kilogramme de cacao est fixé à environ 3,65 USD/kg (environ 2 102,69 FCFA) et 42 400 cedis pour la tonne. Ce montant représente près de 75 % d’augmentation par rapport au prix ivoirien. Les deux pays fixent deux prix différents alors qu’ils avaient convenu de collaborer face à la crise qui secoue la filière ces derniers mois. Mais en réalité, les mécanismes de fixations des prix n’ont pas été harmonisés. C’est le préalable à régler avant d’envisager un prix commun.
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En effet, le dispositif mis en place par les autorités ghanéennes consiste à fixer le prix conformément à la valeur brute FOB (Free On Board, qui inclut le cacao chargé sur le navire au port d’exportation. Ce dispositif est contraire à celui de la Côte d’Ivoire basé sur le prix bord champ. Cela consiste à fixer un prix minimum garanti représentant au moins 60 % du prix CAF (Coût, Assurance, Fret, valeur du cacao incluant le transport maritime et l’assurance jusqu’au port de destination). Ce montant est payé directement au producteur local dans les plantations.
Il convient également de souligner que le dispositif ivoirien est très lié aux variations du prix pratiqué sur le marché international. En cas de baisse sur le marché international, le prix bord champ en Côte d’Ivoire peut descendre à 50 % du prix CAF. Actuellement, le cacao est acheté à 1 200 FCFA auprès des producteurs.
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Face à la hausse du prix au Ghana, le Conseil café-cacao de Côte d’Ivoire devra renforcer la vigilance pour empêcher un éventuel afflux des producteurs ivoiriens sur le marché ghanéen. Ils peuvent être tentés d’opérer des exportations frauduleuses afin de vendre au prix ghanéen. Ce scénario est très redouté, surtout que beaucoup de planteurs ivoiriens ont boudé les 1 200 FCFA/kg fixés par les autorités.