Abidjan : actualité ivoirienne, la Côte d'Ivoire en live

Numérique : la Côte d’Ivoire bouscule le classement africain

Régis BOCO
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Numérique : la Côte d'Ivoire classée 5e en Afrique
Numérique : la Côte d’Ivoire classée 5e en Afrique

La Côte d’Ivoire bouscule le classement africain sur le plan du numérique. Les derniers relevés officiels de l’Union internationale des télécommunications attribuent une note de 72 points à l’écosystème ivoirien, contre 69,5 points un an plus tôt. Ce redressement continu propulse le pays au cinquième rang des nations africaines les plus dynamiques du moment. Abidjan distance ainsi de très loin la moyenne générale de la région subsaharienne qui stagne péniblement autour d’une note globale de 59 points.

La Côte d’Ivoire surclasse la moyenne régionale sur l’accès universel

Le réseau de la Côte d’Ivoire encaisse les dividendes directs des investissements massifs injectés par les opérateurs de télécommunications. Si l’on isole le volet de l’accès universel, qui jauge le niveau d’équipement des foyers et les usages réels du web, le pays décroche un score de 64,9 points quand le reste du continent africain plafonne péniblement à 38,1 points. L’évaluation de l’UIT met également en avant les performances ivoiriennes en matière de connectivité significative. Cet axe de notation, calé à 79 points pour la Côte d’Ivoire, valide les efforts accomplis pour étendre la couverture réseau et maintenir des grilles tarifaires abordables pour le grand public.

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Ce déploiement à grande échelle repose sur des infrastructures capables de couvrir 98 % des habitants en 3G et d’en atteindre 90 % grâce aux antennes haut débit 4G. Les consommateurs profitent de tarifs serrés puisque l’achat des enveloppes de données internet ne grignote que 1,8 % du revenu national brut individuel, une accessibilité qui pousse le taux d’utilisation de la toile à près de 71 % au sein de la population civile. L’accès à domicile progresse aussi avec près de 59 % des ménages désormais raccordés, tandis que les abonnements actifs au haut débit mobile grimpent à 84,1 pour 100 habitants.

Le grand défi des usages et de la consommation réelle de données

Cette mise en place réussie des fondations matérielles oriente désormais la transformation numérique ivoirienne vers le défi central des usages de consommation. Les coûts du haut débit fixe restent quant à eux maîtrisés à 4,8 % du revenu national brut, ce qui permet à cet indicateur de revendiquer un score sectoriel de 87 points. Si le raccordement physique et la possession de terminaux sont validés, le volume de données consommé en haut débit mobile se maintient à 32,7 gigaoctets par abonné contre 893,9 gigaoctets pour les lignes fixes. Les autorités sectorielles doivent dorénavant encourager l’essor de services applicatifs locaux à forte valeur ajoutée pour forcer une appropriation complète de ces autoroutes de l’information par les acteurs économiques et les populations locales.

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